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 Enjoy the silence — Nash 026

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MessageSujet: Enjoy the silence — Nash 026 04.03.16 9:26

►Enjoy the silence◄
Nash & Alexander


26 Avril, 5PC – fin d’après-midi

Ma garde est terminée, je suis crevé et n’aspire qu’à me rafraichir chez moi avec le reste d’eau que j’ai eu hier. Il fait chaud et même si c’est une bénédiction pour nous et nos récoltes pour peu qu’ils les abreuvent suffisamment, c’est clairement moins agréable lorsque nous devons surveiller les bordures de la cité sous cette chaleur écrasante.
Mon tee-shirt est trempé, j’ai un mal de tête carabiné et la fatigue qui pèse lourd sur mes épaules aujourd’hui. La dernière mission nous a coutée beaucoup d’énergie mais elle n’a été que bénéfique pour tous. Avant tout pour la Cité car nous avons évité qu’un convoi d’Outlaws ne viennent squatter de trop près et en plus de ça, nous avons ramené quelques prisonniers qui ont été exécutés. Histoire de servir d’exemple à tous, pour leur expliquer et leur démontrer que ces gens-là sont nocifs malgré eux et que le mieux est d’abréger les souffrances qu’ils peuvent engendrées.
Puis elle a été bénéfique pour Carter et moi qui étions en tête de cette mission.

JJ 013 sait gueulée lorsque nous faisons quelque chose pas comme il faut mais elle sait aussi remercier lorsque les choses sont bien faite. En l’occurrence c’était le cas et on a grassement été récompensé pour ça. Et ça, c’est royal quand vous vous trouvez avec des provisions supplémentaires, des jours de repos, la reconnaissance de votre chef mais aussi, quelques petits extras.
Mais parmi tout ce dédale de récompense, un détail me tracasse et ne me lâche pas depuis quelques jours. Je pourrais retracer les actions de notre mission avec une précision sans faille et il y a un visage que je n’ai pas oublié lorsque nous étions là-bas et que Carter les visait avec agilité et précision de ses flèches.

Je passe par les quartiers de la milice et plonge mon visage dans une bassine d’eau prévu pour nous, me délectant de sa fraicheur avec la sensation de revivre. Je glisse de ce liquide si précieux sur ma nuque puis replonge de nouveau ma tête au fond de la bassine en une matière dont je n’ai pas retenu le nom.
Putain que ça fait un bien fou.
Je lâche un soupire, secoue la tête et décide de faire un tour au cœur de la cité, pour y chercher un coin tranquille dont un, en particulier. Je ne prends pas la peine de passer par mon appartement pour me changer, décidant de le faire plus tard puisque de toute façon, avec cette chaleur, ça ne servirait à rien.

Je croise Swan qui me salut d’un bref geste de la tête, chose que je lui rends avec autant d’humeur et de joie… J’sais pas pourquoi ce type me regarde avec cet air de haine parfois, comme si j’étais celui qui lui avait piqué sa place ou je ne sais quelle autre connerie. Il est chef de faction, moi je ne suis qu’un milicien à côté de lui, alors c’est quoi son problème ?
Rien à foutre, j’suis trop crevé pour m’en soucier et la tête qui me joue du tambourin à en être partiellement agacé.
Quelques pas suffisent pour que je réussisse à trouver une ruelle à l’ombre, presque inoccupée. Il fait trop chaud pour que les Citéens veuillent sortir s’épuiser sous la chaleur du soleil, chacun ayant sûrement décidé de profiter d’un peu de fraicheur chez soi. Plus j’avance et plus les sons me parviennent, un en particulier, celui que je cherchais. Le son d’un instrument au loin, sûrement dans la ruelle adjacente mais suffisamment proche pour que je puisse l’entendre ni trop fort, ni trop peu.

Un soupire et je m’installe sur un vieux banc en bois, tête posée contre les briques du mur derrière moi et me détend légèrement.
Ezechiel joue merveilleusement bien mais plutôt crevé que d’aller le voir et de le lui dire. Je préfère resté ici, dans mon coin, apprécier son talent en silence sans réellement m’avoué que son jeu m’apaise plus qu’il ne m’agace. Mon mal de tête persiste mais l’ombre et la fraicheur de la ruelle, ainsi que la douceur musicale semble en atténuer les douleurs.
Muscles détendus, bras ballants entre les jambes, je me laisse aller à l’écouter. Ce gosse que j’entraine a eu un sacré culot à me répondre l’autre jour sur la plage mais j’aime bien ce petit côté aventurier non assumé. Il s’est montré complètement gauche et maladroit quand il est venu pour honorer ma proposition mais ça n’était qu’une première séance. Je n’sais pas s’il est bon à autre chose qu’à jouer de son Josh mais je suis têtu et borné, je réussirais bien à faire quelque chose de lui avec un arc entre les mains.
Les rues sont calmes, yeux fermés, je profite de cette petite accalmie avec le jeu d’Ezechiel en fond sonore.

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MessageSujet: Re: Enjoy the silence — Nash 026 04.03.16 19:19

La chaleur est suffocante en cette fin d’après-midi. Il est plus que temps que le soleil disparaisse à l’horizon et laisse place à un ciel plein d’étoiles et une nuit pleine de fraîcheur. La plupart des citéens restaient cachés dans leur demeure, à l’abri des rayons cuisants du soleil. Et, il faisait bien. Nash aurait sûrement fait de même si elle ne devait pas partir bientôt pour la seconde cité délivrer de bonnes nouvelles. Elle aimait bien mémoriser les informations en marchant dans les rues. Elle n’avait aucun doute concernant sa mémoire, elle avait un don pour les souvenirs. Peut-être était-ce dû au fait qu’elle avait perdu tous ses souvenirs, il lui était désormais facile de faire de la place pour de nouvelles informations. Peut-être était-ce un don qu’elle possédait déjà avant la catharsis? Nash développait beaucoup de théories sur le sujet, ça l’amusait. Elle ne passait pas son temps à réfléchir au passé, puisque de toute façon c’était interdit, mais elle aimait bien s’interroger sur de petits détails comme ceux-ci. Des détails triviaux, des détails qui n’offraient pas de vraies réponses, des détails qui ne pouvaient pas vous faire de mal.

Nash se promenait donc dans les rues de la Cité, repassant passivement en revue les détails de son message à apporter. Elle longeait les bâtiments, cherchant à se soustraire le plus possible de la chaleur. Il faisait si chaud qu’en posant son regard au loin, elle pouvait voir de drôles d’ondulations au niveau du sol. Elle ne comprenait pas vraiment le phénomène, mais c’était d’ordinaire un signe de chaleur intense, ça, elle l’avait compris. Bravant la chaleur, Ezechiel performait dans le quartier ouest. Nash s’arrêta un instant pour l’écouter jouer de son Josh. Ce drôle d’instrument qu’il amenait partout avec lui, comme un vieil ami, et dont il connaissait tous les secrets. La musique était un don que Nash lui enviait. Ses mouvements glissaient habilement sur Josh et il en ressortant une musique tout à fait agréable. Elle s’adossa contre un mur et l’observa, sourire aux lèvres. Elle aimait beaucoup sa musique, et encore plus le regarder jouer, mais la chaleur était insupportable. Nash continua donc de marcher un peu plus loin.

En tournant à l’angle d’une ruelle, cherchant à se mettre un peu plus à l’ombre, elle découvrit un jeune homme assis sur un banc de bois. De loin, elle entendait encore la douce musique d’Ezechiel. La jeune femme s’approcha à petits pas, le corps un peu penché vers l’avant. Elle était certaine de le connaitre… Ah! Lorsqu'elle fut suffisamment proche, elle reconnut le milicien un peu ténébreux à qui elle avait adressé une ou deux fois auparavant, sans grand succès. Elle hésita un instant à le laisser tranquille, mais elle ne pouvait se résoudre à le faire. Bien sûr, les deux dernières fois, elle avait bien senti qu’elle l’énervait, ce qui, elle devait se l’avouer, la rendait un peu nerveuse maintenant. Il était le premier à rejeter à répétition sa compagnie. D'ordinaire, les gens l’appréciaient facilement. Cependant, Nash n’était pas du genre à baisser les bras. Au très probable désarroi d’Alexander 022.

Elle alla s’asseoir à ses côtés, un petit sourire au coin des lèvres. Un peu nerveuse de sa réaction prochaine, mais confiante qu’elle réussirait à obtenir sa sympathie et à le sortir de cette vilaine carapace. Peut-être pas aujourd'hui, mais, un jour très certainement.

« Bon-Bonjour, Alexander. »

Elle étendit ses jambes devant elle, se cala un peu plus contre le mur derrière elle, et croisa ses mains sur son ventre. Elle essayait de se donner un petit air détendu et anodin. Son regard se détourna de lui pour aller se poser sur le ciel bleu, sans nuages. Voyant qu’elle ne réussirait qu’à se brûler les rétines, elle reporta de nouveau son attention sur Alexander 022.

« On a de-droit à de grosses chaleurs ces temps-ci, vous ne tr-trou-trouvez pas? »

Alors là, Alexander 022 était dans de beaux draps! Le bégaiement de Nash semblait être amoindri aujourd'hui. Dans ce qu’elle appelait ses ‘’bonnes journées’’, elle passait son temps à parler de tout. Quand elle n’avait pas la chance d’avoir un interlocuteur à portée de main, elle narrait absolument tout ce qu’il se passait autour d’elle. Trop heureuse de pouvoir parler presque correctement, elle ne se lassait pas de s’entendre parler.

« Ezechiel joue merveill-merveilleuseme-ment bien! Vous ê-êtes venu l’é-écouter? »
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MessageSujet: Re: Enjoy the silence — Nash 026 07.03.16 10:07

Un réel moment de détente, fond de musique dans la rue d’à côté, chaleur écrasante mais à l’ombre elle devenait supportable. Tout était fait pour que j’y trouve un minimum de paix mais surtout pour que mon mal de crâne me lâche et cesse de s’amplifier. Certains utilisent une espèce de pâte verte sur les tempes mais pas moi, je laisse la douleur courir pour qu’elle puisse se tirer seul, sans l’aide de rien.
Toujours assis contre le mur sur ce banc de bois, bras entre les jambes et tête contre les briques, j’essaie de trouver le repos et de ne pas céder sous la douleur qui se fait plus sournoise, plus aigüe si j’ose ne serait-ce qu’ouvrir l’œil vers le ciel.

Un bruit de pas au loin attire mon attention mais je ne bouge pas, prenant cette présence pour un ou une passante qui disparaitra sous peu.
Jusqu’à ce que la personne en question s’assoit à mes côtés.

J’ouvre les yeux, fronçant légèrement les sourcils sous la lueur qui, en cet instant, me parait trop intense pour être naturel.

— Bon-Bonjour, Alexander.

Fais chier.
Je lâche un soupire déjà agacé lorsque je la reconnais, elle et sa difficulté à articuler deux mots sans buté sur l’un d’entre eux. Je sais que les préceptes de Monsieur nous intime fortement à aimer les autres mais Nash commence sérieusement à entamer ma patience au fil de ses tentatives pour m’accoster.
La première fois a été simple mais sèche : Pas l’envie de parler.
La deuxième fois, j’ai essayé de ne pas perdre patience et de lui faire comprendre gentiment : Pas envie de parler là non plus.
Et la troisième, ici présente, sera sûrement moins patiente que les deux autres fois. Qu’est-ce qu’elle n’comprend pas dans mes refus ? Pourquoi est-ce qu’il faut qu’elle vienne m’emmerder avec son insistance à vouloir me taper la causette quand j’ai pas envie et que j’suis tout seul dans mon coin putain.

— Salut.

Sec. Froid.
J’m’en fou.
C’est qu’elle s’installe en plus…

— On a de-droit à de grosses chaleurs ces temps-ci, vous ne tr-trou-trouvez pas?

Super, j’vais avoir le droit à une conversation sur la pluie et le beau temps maintenant.

— Ouais.

Désagréable au possible, j’ai la tête qui va exploser.
J’inspire en silence, essayant de prendre sur moi. En soi, cette nana m’a rien fait de particulier si ce n’est que d’empiéter sur mon espace vitale lorsque je ne l’voulais pas.
Prendre sur soi est une chose que je sais très bien manipuler lorsqu’il s’agit d’être en mission et d’obéir aux ordres. Mais ici, tout me semble d’un compliqué…

— Ezechiel joue merveill-merveilleuseme-ment bien! Vous ê-êtes venu l’é-écouter?

L’idée qu’elle puisse penser ça, m’agace. Allez savoir pourquoi mais ça m’paraitrait presque insupportable. C’est qu’un gosse, il joue bien c’est vrai mais ça s’arrête là. Il pourrait bien ne plus jouer dans ces ruelles que ça ne me ferait ni chaud ni froid.

— Non. J’étais ici pour trouver la paix mais c’est visiblement foutu.

Les mots ont fusés aussi rapidement qu’une flèche entre les deux yeux d’une cible.
Le pire étant peut-être que je n’en éprouve AUCUN regrets.
Rappel toi les préceptes de Monsieur Alex.

▬ AIMER : tout un chacun se doit d’être reconnaissant envers la Catharsis. Le souvenir est un grave péché.
▬ RESPECTER : tout Citéen se devra de respecter la nature et ses offrandes, ainsi que son prochain.

Dingue comme ça m’parait insurmontable aujourd’hui. D’autant plus que je ne suis pas connu pour être agréable et être d’une loquacité à toute épreuve.

— T’as pas des trucs à faire ? J’sais pas, une occupation.

Histoire que tu me lâche un peu, que je puisse respirer tranquille et profiter de mon jour de repos.
Je ferme de nouveau les yeux, tête posée sur le mur derrière moi et essaie de me détendre et d’ignorer cette douleur lancinante au creux du crâne.

— Et pourquoi tu t’obstine comme ça à me tenir la causette. T’as plein d’autre gens qui seraient ravie de t’entendre.

Mais en l’occurrence, moi pas.
Alors s’il te plait, silence.
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MessageSujet: Re: Enjoy the silence — Nash 026 08.03.16 18:52

La sensibilité de Nash se limite miraculeusement à ce qui peut bien arriver aux autres. Elle ne pleure jamais quand on se moque un peu de ses bégaiements. Les gens sont d'ordinaire très gentils avec elle et ne font aucun commentaire, mais il lui arrive parfois d'entendre des discussions chuchotées, des regards, de l'impatience dans les yeux de ses interlocuteurs. Ça ne l'affecte pas plus que ça. En fait, ça ne lui donne que plus l'énergie pour continuer à parler; continuer de parler jusqu'à ce que ce bégaiement disparaisse enfin. Elle ne pleure pas non plus quand on la critique ou lui fait des reproches. Aujourd'hui, cette qualité est une bonne chose. Alexander est visiblement de très mauvais poil et ses répliques cinglantes sont autant de gifles bien assénées sur les joues de la messagère. N'importe qui de normal et tenant à une santé mentale saine se serait levée et aurait quitté. Mais pas Nash. Non pas qu'elle n'est pas normale, ou qu'elle ne tient pas à son estime personnelle. Simplement, elle tient davantage au bien-être des autres qu'à son propre bien-être. À cet égard, peut-être n'est-elle effectivement pas très normale.

La paix. Il ne l'obtiendrait jamais avec Nash, car elle est un véritable parasite. Depuis le premier jour où il l'avait froidement rejetée, la jeune femme s'était convaincue que le milicien était un homme bien malheureux. Comment peut-on être heureux dans la vie avec un air si renfrogné? Elle ne connaissait pas sa vie de fond en comble. Elle était un parasite, oui, mais pas une cinglée qui le suit partout. Aussi, elle ne sait pas s'il a un bon cercle d'amis, des gens qui l'aiment et le soutiennent. Jusqu'à preuve du contraire, elle considère donc qu'Alexander est une âme en peine qui ne s'intègre pas très bien à la Cité. Et, elle veut changer ça.

« T’as pas des trucs à faire ? J’sais pas, une occupation. »

Il était clair qu'il essayait de l'envoyer ailleurs, de l'éloigner. Elle avait, en l'occurrence, quelques préparatifs à terminer avant son voyage vers la deuxième cité, mais elle préféra se taire. Ce serait une occasion trop parfaite pour Alexander. Elle se contenta de lui sourire en secouant négativement sa tête. Non, rien d'autre, tu es coincée avec moi mon petit. Bien sûr, rien ne l'empêchait de se lever du banc et de partir. Nash ne le suivrait surement pas. Il y a des limites à ne pas franchir, elle-même le sait. Mais quelque chose lui dit qu'il ne le fera pas. Non pas parce qu'il est secrètement très content de la voir, elle ne se fait aucune illusion concernant leur relation présente, mais plutôt parce que cet endroit est idéal, qu'elle soit là ou pas.

« Et pourquoi tu t’obstine comme ça à me tenir la causette. T’as plein d’autre gens qui seraient ravie de t’entendre. »

Une très bonne question, en effet.

« C'est dr-drôle comme tu uti-tilises le mot entendre et non pa-pa-pas écouter. T-tu crois que je dé-dérange tout le monde, hein? »

Elle ne dit pas ça d'un air de reproche ou avec une mine blessée. Elle continue de sourire, imperturbable. Ce n'était qu'une simple observation, une remarque comme on remarque un oiseau sur sa corniche et qu'on en partage l'information. Nash aime bien croire qu'elle sait lire facilement dans les gens. Ce n'est pas toujours vrai, mais son expérience l'a prouvée plus d'une fois qu'elle a un bon flair.

« Peu-peut-être qu-que je ne veux pas que t-t-tu m'entendes, mais que je v-vou-voudrais t'écouter, toi? Ça-ça ne t'a ja-jamais traversé l'esprit? »

C'est une belle journée, sa langue est déliée - ou presque - mais ce qu'elle aime encore davantage, c'est offrir une oreille pour écouter, une épaule pour pleurer et ses mains pour aider. Tout ce qu'elle aimerait, c'est que ce jeune homme s'ouvre un peu. Se risque à s'ouvrir un peu. On ne peut jamais connaitre le bonheur sans prendre le risque d'être coupé en deux. C'est à travers les autres qu'on se construit. Et, une fois la tour bien construite, il faut s'attendre à relever des défis. La peur d'être anéantie. Nash est convaincue que c'est cette même peur qui empêche Alexander de sourire davantage et de s'ouvrir aux autres.

« Ce qui est vr-vraiment intriguant, c'est pour-qu-quoi t-toi tu me repousses? »

Toujours rien. Elle n'est pas blessée, offusquée ou outrée.
Juste intriguée, curieuse et intéressée.
Le sourire toujours suspendu à ses lèvres, imperturbable.
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MessageSujet: Re: Enjoy the silence — Nash 026 09.03.16 18:01

Elle n’est pas prête de me lâcher et ça se voit rien qu’à son regard et surtout à son sourire qu’elle affiche comme une imbécile heureuse. Soit j’ai pas été assez clair, soit elle le fait exprès rien que pour se foutre de ma gueule. Pourtant, c’est clairement pas le genre de cette fille qui semble dénuée de toute méchanceté. Le genre de personne qui m’agace à jouer les bons samaritains, comme si rien ne pouvait les blesser ou les atteindre.
En même temps… mon jugement est loin d’être objectif venant d’un type aussi bourru que moi et aussi je m’en foutiste. Je connais par cœur les 5 préceptes de Monsieur et m’applique à les suivre à la lettre… hors, il m’arrive comme à tous d’être dans de mauvais jours.
Comme en cet instant où mon seul désire profond est de la voir partir.

- C'est dr-drôle comme tu uti-tilises le mot entendre et non pa-pa-pas écouter. T-tu crois que je dé-dérange tout le monde, hein?
- J’en sais foutrement rien mais en tout cas, moi, tu m’déranges.

Et c’est peu de l’dire. Elle m’emmerde même, mais j’vais rester poli. Et si j’utilise le mot entendre c’est que bien qu’elle ait ce défaut d’élocution, Nash n’en fini pas de parler, plutôt que de laisser l’autre énoncer leur désire. Comme moi, par exemple, où je ne veux qu’une chose : qu’elle se casse et qu’elle me lâche.
Le son de Josh continue de s’élever et si le son me paraissait agréable tout à l’heure, il commence à devenir insupportable au fur et à mesure de que Nash me tape sur les nerfs.

Le pire dans l’histoire c’est que Nash ne semble même pas blessée ou atteinte de ce que je lui dis, comme si elle acceptait mes critiques, comme si c’était comme ça et c’est tout, que ça n’est pas grave. Les 95% des gens qui se seraient prit mes répliques dans la gueule m’auraient soit renvoyé chier ou alors m’auraient coller une bonne droite dans la tronche.
Elle, non. Elle n’bouge pas, elle me regarde avec ce sourire que je trouve bête.

- Peu-peut-être qu-que je ne veux pas que t-t-tu m'entendes, mais que je v-vou-voudrais t'écouter, toi? Ça-ça ne t'a ja-jamais traversé l'esprit?

Je lâche un ricanement sec.
Si j’m’attendais à ça putain… Une psychologie toute fraiche sortie de cette fille. Une véritable blague.

- Ce qui est vr-vraiment intriguant, c'est pour-qu-quoi t-toi tu me repousses?

Voilà, on y est. Eh bah putain.
Toujours tête posée contre le mur, j’ai un sourire mauvais aux lèvres. Je pourrais me lever, partir et l’ignorer, la conversation serait terminée et je n’aurai plus qu’à attendre la prochaine fois où elle se décidera que j’ai besoin de parler alors que ça ne sera pas le cas. Pourtant, je ne bouge pas.
De un : Parce que j’étais logé dans cette ruelle le premier et que je compte bien y rester.
De deux : Parce que je compte lui faire comprendre une bonne fois pour toute à quel point elle me les brise.

Je me tourne vers Nash avec toujours cette impression d’avoir la tête dans un seau d’aiguille, d’où la raison pour laquelle je plisse les yeux, sous la douleur. Pourtant, je ne me défais pas de ce sourire cynique, voir moqueur.

- Bon, toi qui tiens tant à m’écouter, je vais te donner l’unique occasion de le faire. J’vais vider mon sac, rien que pour toi.

Lui laisser l’espoir ou non d’une confidence n’est pas mon objectif premier mais c’est pas mon problème si en cet instant elle pense que je vais lui accorder le bonheur d’une discussion avec moi. En tout cas, pas comme elle le voudrait.
Je me pince l’arrête du nez, soupirant de lassitude mais aussi de douleur lorsque je sens comme la lame d’un couteau entre mes deux yeux.

- La raison pour laquelle je te repousse est aussi simple que de dire bonjour : Tu mes les brise. J’ai pas besoin à ce que tu viennes me taper la conversation comme si j’étais une âme en peine en quête de relation, ok ? Qu’est-ce qu’il te faut de plus pour le comprendre ? J’vais pas non plus te faire tout un discours à ce sujet.

Ma voix est brutale et froide, je ne prends en aucun cas des gants avec elle, parce que je n’en ait pas envie. C’est mauvais de ma part, vraiment. J’suis qu’un putain d’enfoiré mais c’est comme ça, j’compte pas changer pour ses beaux yeux.

- Si tu veux écouter ou parler, trouve toi quelqu’un d’autre. Je tourne ma tête vers le bout de la ruelle avant de replonger mon regard dans le sien. T’as qu’à aller voir Ezechiel tiens, il sera ravi de te taper la conversation pour parler de son Josh.

A voir son regard quand il a cru que j’allais lui priver de son instrument, je suis presque certains qu’il serait prêt à bassiner n’importe qui des heures durant sur l’histoire de sa confection, sur la façon de l’utiliser et d’autres détails du genre qui moi, personnellement, ne m’intéresse pas. Encire moins dans ce cas précis où j’ai juste envie de me taper la gueule contre un mur.

- Alors maintenant, tu m’lâches, arrête d’insister quand j’te fais comprendre que j’ai PAS envie de parler. Ni à toi, ni à personne d’autre. Compris ?

A aucun moment je ne me doute que le sens de mes mots peuvent être interprété comme une profonde et triste solitude…
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MessageSujet: Re: Enjoy the silence — Nash 026 22.03.16 17:57

«Bon, toi qui tiens tant à m’écouter, je vais te donner l’unique occasion de le faire. J’vais vider mon sac, rien que pour toi. »

Dans sa grande naïveté, elle se redresse sur le banc, se repositionnant plus confortablement. Elle s’attend vraiment à ce qu’il se confie. Elle ne peut s’empêcher de remarquer qu’il plisse les yeux, les traits tirés par la douleur. Il a ce sourire méchant aux lèvres, un sourire qui lui coupe bien vite son enthousiasme. Nash se rend alors compte que plus qu’un simple coup de chaleur, Alexander a sûrement un mal de tête carabiné. Ce n’était peut-être pas une si bonne idée de venir le déranger, alors qu’il voulait un véritable moment de silence. Pas par solitude, mais pas besoin médical. L’espace d’une petite seconde, elle s’en voudrait presque. Pour corroborer un peu plus ses doutes, son pouce et son index viennent pincer l’arrête de son nez.

«La raison pour laquelle je te repousse est aussi simple que de dire bonjour : Tu me les brise. J’ai pas besoin à ce que tu viennes me taper la conversation comme si j’étais une âme en peine en quête de relation, ok ? Qu’est-ce qu’il te faut de plus pour le comprendre ? J’vais pas non plus te faire tout un discours à ce sujet. »

Et pourtant, peut-être qu’il le faudrait, peut-être qu’en élaborant sur la question, tu te rendrais compte Alexander que tu te sens bien plus seul que tu n’oses l’admettre, pense Nash en son fort intérieur. Mais elle ne dit rien, plus parce que le jeune homme continue de débiter son flot de haine. Il lui propose d’aller taper la discussion à quelqu’un d’autre, quelqu’un qui voudrait l’entendre, comme Ezechiel, qui aime bien parler de son Josh. Toujours cette même rengaine, ce même argument qui cache tant de choses enfouis, mais elle sourit tout de même. Elle retient même un petit rire au fond de sa gorge, un rien en pensant que le petit Ezechiel lui fait surement subir un peu la même chose qu’elle en ce moment en parlant de son Josh. Elle ne peut qu’imaginer la situation, qu’elle trouve bien désopilante, mais elle garde ses commentaires pour elle. Alexander est déjà bien énervé, elle ne voudrait pas envenimer la situation.

«Alors maintenant, tu m’lâches, arrête d’insister quand j’te fais comprendre que j’ai PAS envie de parler. Ni à toi, ni à personne d’autre. Compris ? »

Tant de colère, de froideur, de détachement attriste Nash. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il pourrait comprendre son point de vue, surtout pas avec cette douleur qui semble venir de l’intérieur. Un souvenir lui vint en mémoire. Elle avait fait la navette entre les deux cités incessamment pendant plusieurs jours – des journées écrasantes de chaleur que comme celui-ci -  et elle ne pouvait pas se débarrasser d’une migraine incongrue. Dans la seconde cité, elle avait rencontré une jeune femme qui lui avait promis qu’elle pouvait réduire les vagues de douleur qui envahissaient son crâne. Nash s’était attendue à ce qu’elle lui offre un massage, un bon verre d’eau, un peu de nourriture, un lit frais où se reposer; les remèdes communs. Ce qu’elle avait fait l’avait surprise, et avait été miraculeux.

« Je crois que tu serais p-p-plus disposé à parler si… si… tu n’avais pas si ma-mal, je me t-tr-trompes? Allez! Pa-passe-moi ta main. »

Nash ne se méprend pas, elle sait qu’il ne va pas gentiment lui donner sa main. Alors, la messagère lui prend de force, avec rapidité pour ne pas lui donner la chance de la retirer avant qu’elle n’ait eu la chance de l’aider un peu. Elle essaie de se remémorer ce que la ‘’guérisseuse’’ lui avait montré. Elle avait appelé cela des points de pression. Elle n’avait qu’à masser l’amas de peau se situant entre l’index et le pouce et toutes les vagues de douleur retournaient à la mer et ne revenaient pas. Son regard quitta ce qu’elle faisait à la main d’Alexander pour observer les traits sur son visage.

« Pa-parfois, quand on s’ouvre un peu aux aut-tres, on se rend com-compte qu’ils ont toutes s-sortes de conn-connaissances qui peuvent ef-effacées tous nos p-problèmes. Même les plus petits. »

Elle lui sourit, certaine d’avoir gagné un peu de sa sympathie. Ne serait-ce qu’un peu.

« Ç-ça va mi-mieux? »
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MessageSujet: Re: Enjoy the silence — Nash 026 27.03.16 12:30

Maintenant que j'ai craché ce que j'avais à lui claquer à la gueule, j'espère simplement qu'elle se casse, qu'elle comprenne et surtout, par les 5 préceptes, qu'elle me lâche.
Je n'doute pas un instant de sa gentillesse ni de sa bonne action mais ça n'est pas le jour pour venir m'emmerder avec sa psychologie qui ne vaut même pas une vivre. Ce genre de nana est plus amène de s'entendre avec des gars comme Ezechiel. Voilà un binôme qui fonctionnerait à merveille vu leur adoration pour les gens et l'amour à donner. Mais pas moi, pas avec moi.
Et bordel, j'ai mal à la tête. Moi qui pensais que la douleur s'atténuait, elle ne fait que s’accroître. Surtout depuis que Nash m'emmerde avec ses histoires d'avoir besoin de parler.

—  Je crois que tu serais p-p-plus disposé à parler si… si… tu n’avais pas si ma-mal, je me t-tr-trompes? Allez! Pa-passe-moi ta main.
— M'touche pas !

J'ai le temps de rien qu'elle s'accapare ma main sans attendre ma permission et je me retiens de la pousser violemment hors de ce banc mais aussi hors de ma vie. Personne ne me touche comme ça, sans ma permission et surtout pas quand je n'suis pas d'humeur et que la personne en question m'emmerde.
Nash me masse le creux de la main, celui entre le pouce et l'index et un long frisson me parcoure l'échine alors que je déglutis en silence. Je fronce les sourcils, plisse les yeux sous une vague de douleur qui semble... reculer. Non, connerie. Ca m'fait rien du tout, tout ça c'est dans la tête.

— Pa-parfois, quand on s’ouvre un peu aux aut-tres, on se rend com-compte qu’ils ont toutes s-sortes de conn-connaissances qui peuvent ef-effacées tous nos p-problèmes. Même les plus petits.

Ca y est, elle vient de me redonner mal au crâne avec sa philosophie à la con.
Même quand elle fait un truc bien, elle ne se tait pas. En fait j'me demande même si ça lui arrive un jour.
Son massage de main apaise légèrement mon mal de crâne, je ne peux pas le nier et ça, ça m'emmerde d'admettre qu'elle puisse faire un truc qui soulage cette douleur violente et aiguë.

— Ç-ça va mi-mieux?

Je me redresse subitement, le dos droit et jette un œil à ma droite puis à ma gauche.

— Attends, chut.

J'arbore un air inquiet et sérieux, alors que je prend soin de vérifier d'un regard si rien en se trame dans la rue. Aucun danger, aucune chose de suspect.
Plusieurs secondes s'écoulent alors que le silence se fige dans le temps où même Ezechiel ne joue plus. Ni Nash, ni moi ne bronchons alors que je continue d'être suspicieux et ce n'est qu'après avoir compter une minute complète que je braque mon regard dans celui de Nash, sourire narquois aux lèvres.

— Tu vois que c'est pas si compliqué pour toi de te taire.

Je retire un peu sèchement ma main de la sienne, mon mal de crâne s'étant légèrement atténué mais je préfère crever sous l'assaut d'un animal plutôt que de lui admettre. J'ai menti, j'ai joué la comédie mais au moins ça m'a donné l'occasion d'avoir une minute complète de silence sans qu'elle ne vienne me faire chier avec son discours analytique à la con.
D'un côté, je culpabilise en me souvenant des cinq préceptes que je devrais essayer de montrer un minimum de sympathie envers l'autre mais j'en suis incapable aujourd'hui. Enfin merde quoi, ça fait je n'sais combien de fois et de temps que je lui demande expressément de me foutre la paix.

— T'es borné. J'sais pas ce que tu me baratines avec ton discours d'ouverture à l'autre et des petits problèmes mais moi, je n'ai PAS de problème. Je n'me sens PAS seul, ni triste, ni quoi que ce soit d'autre. Pourquoi tu veux pas comprendre ça bordel.

Pourquoi tu n'veux pas juste de taire bon sang.
C'est pas comme si j'étais en plus de ça, un grand bavard et encore moins le mec le plus accueillant de la milice. Elle n'a qu'à aller voir Island, Ezechiel ou même Swan qui se feront un plaisir de discuter avec un petit bout de nana comme elle, à la gueule adorable qui adore échanger avec les autres. Moi, c'est pas mon truc c'est pourtant pas compliqué de le comprendre.

— Allez, tire toi maintenant. Va voir Ezechiel, j'suis sûr qu'il sera content de te parler. T'as plein d'autres personnes ici avec qui partager des trucs alors arrête de t'acharner et respecte un peu la volonté de l'autre à vouloir être en PAIX.

Je hausse le ton malgré moi et serre les dents pour reprendre un peu de mon calme, fermant les yeux, me prenant l'arrête du nez entre les doigts.
Respire.
Les 5 préceptes Alex. Les 5 putains de préceptes.
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MessageSujet: Re: Enjoy the silence — Nash 026 08.04.16 18:28

« Attends, chut. »

Nash est soudainement aux aguets, ses propres sens s’éveillant aux environs, on pourrait presque voir une paire d’oreilles de chien bien droites se dressée sur sa tête. Mais rien. Elle n’entend rien de suspect, ne voit pas d’ombre suspicieuse aux coins de la ruelle, elle ne sent pas de feu ou d’odeurs inusités. Ses sourcils se froncent, inquiète et curieuse. Il ne semble pas y avoir de danger. Elle ouvre la bouche pour le lui signaler, mais décide de se taire. Pour qui elle se prend de remettre en doute les talents guerriers des miliciens? Il a plus d’entrainement qu’elle en la matière, et, de ce fait, elle doit s’en remettre entièrement à son expertise. Une minute complète passe, et Nash se rend alors compte du silence qui règne – même Ezechiel a cessé de jouer de son instrument. Pour beaucoup de gens, le silence est réparateur, mais pour la messagère, il est angoissant. Alexander plante son regard dans le sien, et le sourire qu’il a aux lèvres ne lui inspire pas confiance. C’était une ruse. Et, elle est tombée en plein dans le piège.

« Tu vois que c'est pas si compliqué pour toi de te taire. »

Elle sent sa main se retirer vivement de l’emprise de ses points de pression. Il ne lui a pas dit merci, il s’est même moqué d’elle, mais elle sourit. Elle sourit, parce qu’au fond d’elle-même, elle sait qu’elle a pu le soulager un peu de sa douleur. Elle ne le connait pas beaucoup, voire pas du tout, mais elle se doute qu’il ne lui avouera jamais. Elle n’insiste pas. Alexander a toujours l’air très embêté par sa présence. Embêté étant un euphémisme. On repassera pour la sympathie, bien sûr. Malgré tout, c’est un pas de plus dans la bonne direction du point de vue de la citéenne.

«T'es borné. J'sais pas ce que tu me baratines avec ton discours d'ouverture à l'autre et des petits problèmes mais moi, je n'ai PAS de problème. Je n'me sens PAS seul, ni triste, ni quoi que ce soit d'autre. Pourquoi tu veux pas comprendre ça bordel. »

Son ton a monté d’un cran, et Nash devient un peu plus nerveuse. Malgré cela, son sourire ne diminue pas d’un iota. Il ne voit pas les choses de son point de vue – pas encore. Un jour, ça viendra. Il lui faudra juste être très patiente. Très, très patiente. À 26 ans, elle avait toute la vie devant elle. Et bien plus. Alors, son sourire ne décollait pas, accroché à ses lèvres éternellement.

« Allez, tire toi maintenant. Va voir Ezechiel, j'suis sûr qu'il sera content de te parler. T'as plein d'autres personnes ici avec qui partager des trucs alors arrête de t'acharner et respecte un peu la volonté de l'autre à vouloir être en PAIX. »

Les muscles de son visage sont tirés, sa voix a atteint des décibels qu’elle n’avait encore jamais atteints avec elle, et visiblement son mal de tête est revenu de plein fouet. C’est plutôt normal quand on considère comment il s’agite depuis les dernières 30 secondes. Elle tait son commentaire. Avec son mal de tête carabiné, elle ne retirerait rien de bon. Elle se lève doucement, le même sourire nonchalant au visage et regarde le soleil perché dans le ciel. Elle n’est pas encore très douée pour déterminer l’heure de la journée exacte à partir de l’astre solaire, mais elle sait qu’elle doit se préparer pour son voyage dans la deuxième cité. Rien ne presse, mais il ne sert à rien d’imposer davantage sa présence. Il faut savoir arrêter de pousser, car à trop insister, le verre finit par briser. Elle ne sait pas d’où lui vient cet adage, mais elle l’aime bien.

« Bon, je v-vais te laisser p-pour au-auj-aujourd’hui. J'-j'-j'ai des prépa-paratifs à compléter. MAIS! Ça n-ne veut p-pas dire que tu as ga-gagné, Alexand-der. »

Elle ricane doucement, tourne les talons et lui envoie la main au loin.
En retournant à sa demeure, elle marche gaiement, sifflotant.
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Enjoy the silence — Nash 026

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