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 And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why

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MessageSujet: And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why 05.03.16 15:21


And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why

Carter Feat Dorian

@-byendlesslove

Beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts, et cela, en seulement quelques mois. Jamais elle ne l’aurait pensé pour être tout à fait honnête et encore aujourd’hui à cet instant précis alors qu’elle se trouve immobile assise sur le capot de sa voiture tout cela lui semble complétement hors de la réalité dans laquelle elle vit… Hors du temps lui-même. Sa jambe est tremblotante et elle tire une latte supplémentaire sur la cigarette qu’elle tient entre ses doigts et qui viendra rapidement rejoindre ses sœurs sur le sol grisâtre du parking, le stress la consume aussi sûrement que le papier brûlé qui se décompose entre ses doigts, les questions affluent, s’entrechoquent avec violence et elle se surprend à s’imaginer prendre la fuite à une intervalle bien plus que régulière, elle ne sait pas ce qu’elle fait ou tout du moins elle n’en est plus sûre, ses choix ont rarement été les bons, il faut bien l’admettre et ce soir bien plus que les autres, elle doute de ses actions à venir et bien qu’il soit encore temps de faire machine arrière une petite voix continue de lui souffler de rester parce qu’elle doit faire ce pour quoi elle est venue.

Il y avait bientôt une heure qu’elle était là, elle n’avait pas réfléchi ou justement peut-être un peu trop et avait fini par saisir cette impulsion qui l’avait conduite devant l’hôpital de Trimble ou Dorian devait bientôt finir sa garde, elle le savait parce qu’il lui avait dit qu’il devait la rejoindre, elle, pour dîner ce soir…Ils en étaient arrivés là, à se parler de leur vie respective parce que c’était ce que les amis faisaient et que c’est ce qu’ils avaient décidé d’être…des amis. Un retournement de situation que peu de gens auraient vu venir, elle la première, son amertume, sa colère et sa peine existait toujours, mais la crise de panique qui l’avait conduite à surdoser ses médicaments l’avait en quelque sorte éveillé d’un profond sommeil, d’une façon on ne peut plus étrange certes, mais l’effet avait été conséquent. Ce passage cauchemardesque de sa vie, qui malheureusement était loin d’être le seul à la hanter jour après jour avait eu le mérite de faire prendre conscience de beaucoup de choses à la jeune femme, ses erreurs, ses bêtises, toutes ces choses qu’elle s’infligeait toute seule et reprochait aux autres, elle n’était pas la victime derrière laquelle elle se cachait parfois en secret et elle avait mis bien du temps à s’en rendre compte, il lui avait fallu frôler l’overdose, une apathie et un mutisme de plusieurs jours et l’aide incommensurable d’Alexander pour se sortir de cet enfer qui la dévorait depuis si longtemps et qu’elle avait laissé prendre le dessus l’espace d’un instant qui avait bien failli se rendre définitif.

C’est cette nuit-là qui avait provoqué un basculement étonnant chez la jeune animatrice et c’est ce qui l’avait poussé à renouer avec lui, celui qui avait été un jour l’amour de sa vie avant de devenir son pire ennemi, elle avait fini par se rendre compte qu’il n’était peut-être pas le seul fautif et que contrairement à ce qu’elle s’était plu à lui rabâcher, elle avait finalement besoin de lui dans sa vie parce qu’elle ne pouvait pas faire autrement, parce que c’était ainsi et parce que peut-être qu’elle n’avait pas besoin de se le justifier. Elle avait donc fini par accepter de le revoir…un café, un déjeuner, un verre, une soirée, ils étaient redevenus de simples amis comme ils l’avaient été si longtemps avant de franchir la barrière qui les séparaient de l’amour, des amis, rien de plus, il n’y aurait jamais rien de plus elle le lui avait dit, affirmer et lui avait fait promettre de ne pas attendre plus, de ne pas les conduire sur ce chemin, jamais, sous peine de la voir disparaître de façon définitive cette fois.

Et il l’avait fait, il avait respecté cette simple et unique demande.

Comment ? Pourquoi ? Elle n’en avait pas la moindre idée, elle s’interdisait ces questions qui n’avaient aucun autre sens que de compliquer les choses et de faire ressurgir de vieilles douleurs brûlées par les années, mais toujours aussi vivaces. Il avait juste suivi la seule et unique règle qui lui permettait de la garder dans sa vie et tout s’était déroulé comme ils l’avaient tout deux espéré et peut-être mieux encore. Elle avait retrouvé le sourire duquel elle avait si peu usé ces derniers temps avait commencé à remettre sa vie en ordre, petit à petit, lentement, mais surement, il avait retrouvé un peu de cette candeur qu’il avait depuis longtemps perdu et une nouvelle brune à aimer et elle s’était senti en sécurité de savoir qu’elle n’occupait plus ses pensées.

La soirée était encore jeune, il ne devait être qu’aux alentours de 21H, le soleil commençait juste à tomber, n’assombrissant que très peu le ciel. Cette fin de printemps était clémente et agréable et la jeune femme qui tapotait des doigts sur le jean noir qu’elle portait, n’avait enfilé qu’une légère chemise d’un bleu profond par-dessus le t-shirt noir qu’elle arborait, ses cheveux retombaient sur ses épaules laissant ses boucles brunes caresser ses épaules. Cela faisait plusieurs jours peut-être même plus, bien que cela n’eût été qu’un travail acharné de son inconscient, qu’elle réfléchissait à mettre un terme à ce manège qui ne lui convenait plus. Elle avait essayé, on ne pourrait pas le lui reprocher, ELLE ne pourrait pas se le reprocher, c’était surtout ca la clé de la réflexion qui submergeait son quotidien, son action était égoïste, Carter était à même de le reconnaitre, mais elle ne réussissait plus à donner le change, les choses, elles ne les avaient pas imaginées de cette façon, elle avait cru pouvoir être capable d’être son amie, de reprendre cette relation qu’ils avaient partagée il y a bien longtemps mais force était de constater qu’elle s’était surestimé.

Elle poussa un soupir exténué et laissa ses mains glissées derrière elle sur la surface presque lisse de sa voiture, hisser sur ses mains, la brune regardait les gens entrer d’un pas souvent rapide dans le petit hôpital de la ville, ceux qui en sortaient affichaient quant à eux une lassitude plus prononcée…fatigue, crainte, émotion, les visages étaient variés mais jusqu’ici aucun n’était celui de Dorian. Lorsqu’elle le vit finalement sortir et se diriger dans sa direction pour récupère sa voiture qu’elle avait vu garé un peu plus haut dans le parking, elle se redressa d’un geste avant d’atterrir sur ses pieds, elle répondit a son visage surpris par un mince sourire et lui adressa un signe de la main tandis qu’il se rapprochait amenant avec une lui une échéance qui lui fit battre le cœur à la chamade.

"Hey."
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MessageSujet: Re: And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why 08.03.16 19:50

► And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why◄
Carter & Dorian


- Porter, tu peux t’occuper d’un dernier patient avant de partir ?

Il vient tout juste de déposer un dossier sur la pile administrative, pensant qu’il allait connaître un miracle ce soir : Celui de terminer plus tôt que prévue. Mais quand votre job est celui de médecin, les horaires sont rarement respectés. C’est une chose qui a très rarement dérangé Dorian puisque son métier, il l’aime. Et pour se farcir autant d’années de médecin dans la gueule, vous avez tout intérêt à l’aimer votre job. Se farcir un nombre incalculable d’heure supplémentaire n’a jamais été une source de problème pour lui.

Sauf ce soir, où il se sent presque un peu nerveux et à la fois à l’aise.

- Ouais, okay. Donne le dossier.
- Super, t’es un amour !

Jenny lui claque un bisou sur la joue en lui refourguant le dossier du patient dans les mains. Ce qu’elle ne s’est peut-être pas c’est que Dorian accepte rarement ce genre chose par pur plaisir d’aider l’autre. Ici, il se dit qu’au moins elle lui en doit une et que lorsque lui-même aura besoin de finir un peu plus tôt, elle n’aura pas d’autre choix que de dire oui et de prendre le dernier patient de Dorian.
Parce que c’est Jenny et que Jenny est réglo. Tout comme lui.

Il check la feuille du patient et jette un œil sur le premier examen de « surface » qui a été fait. Fièvre, douleurs abdominales, vomissements. Est-ce que ça sentirait l’appendicite ?
Dorian toque et entre dans la pièce dans laquelle nous avons placée le patient en attente d’auscultation. Le jeune homme d’à peine 16 ans est allongé sur le lit de fortune, son père à son chevet.

- Putain, vous en mettez un temps fou ! Ca fait une heure qu’on attend !

Quoi de mieux pour terminer la journée qu’un proche fatigué, agaçant et agacé.

- Bonjour Monsieur … Il jette un œil à la feuille sans relever l’agression. Kirdman. Je suis le Docteur Porter.

Il affiche un grand sourire, celui qu’il sert à toutes les sauces pour manipuler la conscience humaine. Les 80% du temps, il le sert à la sauce « hypocrisie » comme en cet instant mais ne s’attarde pas sur le père qui grommelle un « Bonsoir » presque résigner de voir que le médecin s’en contre carre de ce qu’il a à gueuler.
Dorian comprend pourtant ce père impatient et inquiet, de voir son fils dans cet état avec aucun médecin pour s’occuper de lui mais il ne veut pas perdre son énergie et surtout de son temps à batailler pour prouver qu’il n’était pas entrain de se palucher dans une salle de repos plutôt que de s’occuper de…

- Bonsoir Cody. Dorian tire un tabouret à roulette et s’assoit au chevet du jeune homme qui à l’air franchement mal en point. Alors, dis moi tout.
- J’ai mal au ventre. C’est atroce.
- Tu peux t’allonger sur le dos s’il te plait ? J’vais regarder ça.

Il sent le père derrière lui qui scrute le moindre de ses gestes mais encore une fois, n’y prête aucune intention. Dorian s’empare d’un tensiomètre et d’un thermomètre digital qu’il dépose sur une tablette à roulette et qu’il glisse avec lui à côté du lit.
Le médecin soulève en douceur le tee-shirt de l’adolescent.

- Je vais palper, tu me dis quand tu as mal.

Il acquiesce, blanc comme un linge.
Dorian part de l’estomac, jusqu’à la rate, le rein, puis plus il se rapproche du nombril et du côté droit, plus Cody se crispe, gémit.

- Attention vous lui faite mal !
- Je sais ça, mais ça me permet de savoir OU il a mal et à quel degré Monsieur.

Casse-couille bordel. Pourtant, il ne s’énerve pas. Dorian a toujours été doté d’un sang-froid qui n’est plus à prouver.
Il insiste sur le bas côté droit et à peine eut-il appuyé…

- Aïe ! Pas ici !
- EH ! Vous l’avez entendu !

Il sent une main sur son épaule et se retourne vivement, sentant le père l’agripper par le col.

- Monsieur, on se calme s’il vou…

La droite lui tombe pile dans la gueule, il sent sa lèvre se fendre légèrement alors qu’il chute brutalement contre le mur avant de tomber lourdement au sol.
La suite est un amas d’images, de sons et de couleurs qu’il ne déchiffre plus très bien tant il est sonné par cette droite qu’il n’a pas vu venir. Et ce qui aurait pu être une simple auscultation de routine se termine le cul sur une chaise avec une jolie brune fasse à soi pour regarder s’il ne vous manque pas une dent.

- La vache, il t’a pas loupé.
- Pas grave, ça augmentera mon capitale séduction pour ce soir.
- Oh ? T’as un rancard ?
- Oui et j'ai plutôt intérêt à me bouger parce que j'suis déjà à la bourre.

Dorian se remet debout, essuyant le bout de sa lèvre avec une compresse stérile pour aller se regarder rapidement dans la glace. Sa lèvre est légèrement enflée sur la gauche, mais rien de bien méchant.

- Vous avez fait quoi du père ?
- Ils l’ont sortie derrière l’hôpital pour le calmer un peu. Apparemment il a eu une sale journée, j’crois qu’il s’est fait licencié, un truc comme ça.

Pas étonnant à Trimble où le taff ne pousse pas comme des pâquerettes. C’est moche pour cet homme là, vraiment.
Dorian jette un œil à sa montre. Il va être en retard si ça continue.

- Lise, tu peux demander à ce qu’on fasse une prise de sang pour Cody ? Plus une écho du bassin, j’me demande s’il n’a pas l’appendicite.
- Ca marche. Bonne soirée Porter !

Il lui fait un signe de la main suivit d'un sourire.
Direction les vestiaires où il troque sa blouse contre ses vêtements de tous les jours. Il doit encore repasser chez lui, prendre une douche, être à peu près présentable et ensuite passer chercher Piper. Il songe à lui passer un coup de fil pour lui dire qu’il aura un peu de retard et se dit qu’il le fera arrivé chez lui.
La jeune femme et lui vivait une relation plus ou moins platonique, sans réelles excitations mais qui suffisaient à Dorian pour noyer les évidences et trouver un peu de réconfort le soir, en rentrant de ses journées éreintantes à l'hôpital.
Quand il a su pour Carter et Alex, il n'avait que pour envie d'aller le démolir ou de lui faire de sales crasses à la Dorian. Vicieuse, fourbe mais incroyablement judicieuse. Et avec un abruti pareil, rien de plus simple. Puis, après plusieurs semaines d'acharnement, il avait réussit à renouer avec celle qui a été son amour d'enfance, d'adolescence et d'adulte. Sa meilleure amie, sa confidente. Et s'il voyait là l'occasion de peut-être la reconquérir, Carter l'a tout de suite coupé dans son élan.
Dorian n’a jamais cessé de l’aimer et lorsqu’elle lui a posé comme seule et unique condition de rester pote s’il voulait continuer de la revoir, il a comme eu l’impression de s’allonger sur le bitume et de se faire passer dessus par trois poids lourds. Et ce, très très lentement…
Jouer les bons copains.
Ou ne plus JAMAIS la revoir.

Le choix a été rapidement fait.
Mais ça, c’était sans compter la fourberie de Dorian. Jouer les potes ? Aucun problème. Mais avec tact et brio et donnant assez de matière pour la séduire de nouveau. Puis lâcher prise, refaire sa vie, tenter quelque chose avec Piper dans l'espoir peut-être de rendre jalouse Carter, même s'il ne se l'avouera jamais.
Être ami n’a jamais été compliqué pour eux puisque c’est de là que tout à commencé, mais Dorian se souvient que trop bien de ce qu’ils vivaient lorsqu’ils avaient franchit cette limite que Carter se refusait de toucher de nouveau.

Il enfile sa veste, vérifie si ses clés de voiture son bien dans sa poche et prend la direction de la sortie. Il est à peine 21 heures, il fait bon, même très bon. Et si la soirée a mal débutée, il espère y voir un signe de tranquillité.
Dorian descend tranquillement les quelques marches avant de lever la tête vers sa voiture au loin… Son cœur loupe un battement, ses tripes se crispent légèrement.

Carter est là, sur le parking, devant sa bagnole et lui adresse un signe de la main qui le fige un instant de surprise. Son sourire s’étire, celui de Dorian avec et il la rejoint, presque trop léger de la voir ici.
Parce que bordel, elle lui fait toujours ce même effet d’adolescent à vous faire croire que toutes les merdes du monde n’existent pas ou sont tout simplement une simple difficulté que l’on peut contourner avec un peu de logique et de raison.

- Hey.
- Salut !

Il s'approche et pose une main sur son bras avant de lui coller un baiser léger sur sa joue, comme à leur habitude. Comme des potes. Puisque c'est ce qu'ils sont. Même si ça lui fou encore parfois le feu au ventre.

- J'commençais à croire que ma soirée était merdique mais visiblement, j'me suis trompé.

Toujours ce sourire taquin, enjôleur et pourtant adorable. Il ne lui ment pas, il est content de la voir bien que très surprit. Il ne s'attendait pas à trouver Carter ici, devant l'hôpital dans laquelle il bosse mais se souvient très rapidement à quel point la jeune femme est pleine d'imprévus.

- Ca va? Tu attends quelqu'un ?

Ou tu voulais qu'on parle un peu?
Chose qu'il acceptera, sans hésité. Elle est avant tout cette meilleure amie qu'il n'aurait jamais voulu quitter et même si faire le choix de taire ses sentiments a été un putain de calvaire, il n'est pas prêt à l'abandonner pour autant.
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MessageSujet: Re: And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why 09.03.16 22:43


And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why

Carter Feat Dorian

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Le sourire de Dorian s’étend illuminant son visage l’espace d’un instant et il l'a rejoint rapidement, trop rapidement même, elle sent déjà ses moyens lui échapper à une allure folle comme si son corps n’en voulait soudainement plus. Il est rare de voir la jeune femme perdre le contrôle, enfin cette vérité n’était plus si vraie à présent. Il fut un temps où elle se plaisait à toujours paraître sous contrôle, elle était réfléchie et impulsive à la fois une balance qu’elle avait trouvée a force de temps, en grandissant et en prenant conscience de ce qui lui portait parfois préjudice, mais trop de choses s’étaient passées depuis, quelque bonne certes, mais beaucoup de mauvaises avant tout et il semblait que les épreuves de la vie aient fini par briser une grande partie de ce qui avait fait la personnalité de la jeune femme. Si elle se reconstruisait lentement ou tout du moins essayait tant bien que mal de le faire, certains jours restaient difficiles, il lui fallait faire preuve d’un minimum de volonté pour ne pas céder à l’abandon, la facilité ou la désillusion.

Lorsque l’on se trouve dans ce type de remise en question, lorsque votre vie n’a plus le sens que vous lui aviez donné et que plus grand chose ne semblent tourner rond, il devient compliqué de savoir si votre esprit vous joue des tours ou arrive finalement à trouver son sens. Les décisions changeantes de Carter pesaient sur son moral récemment et aujourd’hui plus que les autres jours, elle était incapable de déterminer si elle n’était pas prête à commettre la plus grosse bêtise de son existence. Il allait falloir qu’elle s’en rende compte par elle-même visiblement, car retourner la situation dans tous les sens un milliard de fois n’avait pas éclairci le paysage autour d’elle.

Le médecin se penche vers elle et l’embrasse sur la joue avec le plus grand naturel du monde, jusqu’ici ca ne lui avait jamais vraiment poser problème, c’était quelque chose de normal, un geste du quotidien dont on ne tient même plus compte, mais aujourd’hui cela la tiraille un peu et elle fait de son mieux pour masquer le mal-être qui lui consume l’estomac.

« J'commençais à croire que ma soirée était merdique mais visiblement, j'me suis trompé. »
Laisse-t-il échapper d’un air taquin et à en croire l’état de son visage sa journée ne s’était pas vraiment passé comme il l’avait certainement imaginé. Elle lui adresse un sourire qui se veut détendu et qu’il ne remettra sans doute pas en doute. Il est sincère bien qu’obscurcie par un stress certain.

« Ca va? Tu attends quelqu'un ? »
Oui, toi. Pour te dire quoi ? je n’en suis pas encore sûre.

« Visiblement mieux que toi, tu t’es encore frotté à la mauvaise personne ou quoi ? » répondit-elle en tournant le visage de son interlocuteur vers elle avant de le relâcher et de lui adresser un hochement de tête négatif.

« À dire vrai, c’est toi que j’attendais, je sais que tu as prévu ta soirée avec Piper et que t’as probablement pas vraiment le temps, mais je voulais te parler et… » Elle marque une pause un peu hésitante, elle venait tout juste de saisir à quel point le moment tout comme l’endroit était mal choisis. Non seulement, il avait à faire, mais en plus, ils se trouvaient sur son lieu de travail, enfin presque.  « J’arrête pas de repousser l’échéance et de changer d’avis, mais je peux pas continuer comme ca. »

Elle laissa retomber ses bras mollement le long de son corps, observa le visage de son interlocuteur changé d’air a mesure que ses mots lui parvenaient et qu’elle sentait ses propres défenses tombé une à une comme un vieux château de cartes rester debout trop longtemps.« Tout ca c’est faux, toi et moi, on le sait très bien, ca fonctionne pas, c’est jolie à regarder, mais au final, c’est qu’un mensonge qu’on se plaît a se raconter Dorian et je ne veut pas me reconstruire sur des bases illusoires… »

Tout ce joli discours qu’elle avait retourné dans sa tête mille fois depuis qu’elle s’était arrêtée sur ce parking s’était évaporé à l’instant même ou elle avait commencé à parler, plus aucune information ne semblait lui parvenir et c’est en mode quasiment automatique qu’elle fonctionnait désormais, laissant ce qui devait être dit être énoncé sans contrôle, sans censure avec juste l’hésitation d’une énième erreur et un tact qui la brimait plus qu’elle ne l’aurait pensé. Le visage familier de Dorian et le sourire qu’il arborait quelques secondes auparavant et qui venait de disparaître au profit d’un air plus concerné et refermé ne l’aidait pas vraiment à continuer.

Elle s’appuya de nouveau contre le capot de sa voiture presque assise sur la carrosserie, elle passa une main dans ses cheveux comme pour se donner une certaine constance avant de revenir planter son regard dans les prunelles jade de son ex-fiancé.

« Je sais pas comment dire ca de la bonne façon. »
Voilà des mots qui ne saurait calmer l’impatience qui gagnait sans doute le jeune homme, cette situation qu’elle décrivait c’est elle qui l’avait voulu et qui la lui avait en quelque sorte imposé alors il serait en droit de la pousser à énoncer cette vérité qu’elle n’arrivait pas à émettre par elle-même. Et avant qu’elle n’ait pu formuler quoi que ce soit de plus c’est Dorian qui avait pris la parole.
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MessageSujet: Re: And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why 15.03.16 0:06

Il ne sait pas s’il doit se fier à son instinct ou s’il doit tout simplement relâcher la pression. Parce que Carter affiche l’air de ceux qui ont un truc à vous annoncer. Et ce comportement proche du malaise ne lui va pas, ça n’est pas elle. Carter est la femme sûre d’elle, puissante, celle qui en veut et qui cogne la vie sans relâche malgré les derniers coups durs encaissés. Mais en cette seconde, il a la sale impression qu’il y a un truc qui n’tourne pas rond.
Dorian évite malgré tout de se fixer sur cette idée à la con. La journée à été mauvaise, ou presque. Il a connu mieux que de la terminer en se faisant taper sur la gueule par ce père trop nerveux mais il a aussi connu pire. Comme ce jour où il s’est ramené la bouche en cœur et le cœur en fleur face à Carter avec l’intime conviction qu’elle lui pardonnerait. Il se demande encore aujourd’hui comme il pouvait être aussi con.

- Visiblement mieux que toi, tu t’es encore frotté à la mauvaise personne ou quoi ?
- J’ai fais face aux dealers de Trimble pour avoir refuser de donner un laxatif à l’une de leur mûle… il hausse les épaules, mains dans les poches de sa veste avant d’élargir son sourire. Non, juste un père un peu trop nerveux qui pensait que je maltraitais son fils.

Il la laisse tourner son visage pour admirer ce petit bobo digne des gamins se battant lors de leur dernière année de primaire, comme lorsqu’ils étaient gosse et se reconcentre sur elle.

- À dire vrai, c’est toi que j’attendais, je sais que tu as prévu ta soirée avec Piper et que t’as probablement pas vraiment le temps, mais je voulais te parler et…

Elle marque une pause, elle hésite.
Et Dorian, n’aime pas ça. Il n’aime pas la voir hésitante, peu sûre d’elle et entrain de tâter il ne sait quel terrain. Le médecin se dit que pour que Carter ait fait le déplacement, c’est que l’annonce devait être suffisamment importante pour ça. Mais quoi ? Un membre de sa famille est mort ? On a foutu à sac son appartement ? Alexander la foutu enceinte ?
Putain, Alexander la foutre enceinte lui donne la gerbe aussitôt que cette pensée lui traverse l’esprit.
C’est honteux à dire et il s’en voudra probablement après – ou pas, à voir – mais Piper n’existe plus pour l’instant.

- Et ?
- J’arrête pas de repousser l’échéance et de changer d’avis, mais je peux pas continuer comme ca.
- Continuer comment ?

Tac au tac.
Il n’sait pas comment il doit se sentir et Dorian n’est même pas sûr de comprendre ce qu’essaie de lui dire la jeune femme. Pourtant, ça n’est pas faute de la connaître et ce, malgré cette séparation qui est uniquement de sa faute à lui et dont il en assume encore aujourd’hui l’entière conséquence. Mais si Dorian doit provoquer ses propres emmerdes, jamais il ne se laissera aller en baissant les bras comme un lâche. Il l’a fait une fois, mais pas deux.

Carter laisse ses bras retomber le long de son corps et Dorian ne la quitte pas des yeux.

- Tout ca c’est faux, toi et moi, on le sait très bien, ca fonctionne pas, c’est jolie à regarder, mais au final, c’est qu’un mensonge qu’on se plaît a se raconter Dorian et je ne veut pas me reconstruire sur des bases illusoires…

Plus aucun sourire, plus aucune chaleur dans le regard. Juste cette trop grande concentration à essayer de saisir ce qu’elle lui raconte parce qu’il n’est pas vraiment sûr de comprendre ce que Carter essaie vainement de lui dire.
Sourcils froncés, visage fermé, il reste stoïque, mains dans les poches. Il veut l’écouter jusqu’au bout, histoire de ne rien louper de ce qu’elle essaie d’évacuer.
Et arrête d’être aussi belle, même quand je n’sens pas le truc et même quand t’es aussi nerveuse.

- Je sais pas comment dire ca de la bonne façon.
- Il va pourtant falloir que tu essayes parce que je n’suis pas sûr de très bien comprendre.

Il la sent l’amertume, montée jusqu’à ses joues. Voir, jusqu’à la racine de ses cheveux. Pourtant, il espère connement être entrain de se fourvoyer et de se dire qu’il se plante complètement, gueule la première vers sa paranoïa.
Mais la posture de la jeune femme, cette hésitation qu’elle montre et surtout ce léger malaise lui dit que peut-être, il ne fait pas fausse route. Dorian n’est pas con, il est même loin d’être stupide. Alors quand Carter lui parle de toutes ces bases illusoires, ces mensonges, que ça ne fonctionne pas, la fausseté de leur pseudo-relation… il a comme un mauvais goût au fond de la gorge.

- T’essaie de me faire comprendre quoi Carter ? Qu’après m’avoir fait dit que pour te garder dans mon périmètre de vie, il fallait jouer les bons copains, que maintenant, je peux faire définitivement une croix sur tout ça ?

Dorian sourit, mais pas de ces sourires sincère, mais plutôt de ceux amers. Parce qu’il a du mal à digérer l’info et surtout, à l’accepter si tel était le cas. Il est tout simplement hors de question qu’après toutes ces semaines à avaler ses envies, son amour pour elle, comme un million d’épines et d’aiguilles, que Dorian la regarde partir comme ça, sans rien faire et surtout, sans gueuler. Sans avoir son mot à dire dans l’histoire parce qu’elle a peut-etre choisit d’imposer cette limite mais ça ne coupe pas pour autant Dorian de son envie d’exposer sa façon de voir les choses.
Pourtant, il ferme sa gueule et surtout, il attend. Il attend que Carter termine d’achever ce qu’elle a à lui dire et là, il pourra lâcher la bride. Cracher tout ce qu’il a gardé jusqu’ici par simple besoin vital de l’avoir près d’elle. Même si pour ça, Dorian devait faire semblant que la situation lui convenait.

- Pour que tu te déplace jusqu'ici, je suppose que c'est pas pour m'annoncer la meilleure partie.
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MessageSujet: Re: And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why 16.03.16 0:13


And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why

Carter Feat Dorian

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Elle regrette déjà d’être là, elle a agi sur un coup de tête et dieu sait que ca n’est jamais une bonne façon de faire et pourtant, c’est tout à fait elle. Carter est et à toujours été impulsive, elle agit avant de réfléchir, parle avant de savoir et bien que cela se retourne régulièrement contre elle, rien n’y fait, c’est une habitude figée qui ne semble pas vouloir disparaître.

Elle n’a pas encore dit grand chose, peut-être pourrait-elle encore mettre un terme à cette conversation, et si elle décidait de partir là comme ca, sans rien dire de plus, ferait elle face à des regrets ou à des remords ? Non, elle était là, il était déjà trop tard et il fallait qu’elle le lui dise, elle devait se libérer l’esprit, elle était encore trop fragilisée par tout ce qui s’était passé pour se laisser ronger par des soucis qui pouvaient trouver leurs solutions. Il était temps pour elle de s’affirmer, d’agir et d’arrêter de se reposer sur le sort, le destin, la fatalité, peu importent le nom que l’on pouvait bien vouloir lui donner. Elle n’était plus une enfant, il était temps de prendre sa vie en main, une bonne fois pour toute et cela devait commencer par Dorian.

«  T’essaie de me faire comprendre quoi Carter ? Qu’après m’avoir dit que pour te garder dans mon périmètre de vie, il fallait jouer les bons copains, que maintenant, je peux faire définitivement une croix sur tout ça ? »

Il était loin le temps ou le jeune médecin faisait profil bas pour regagner les faveurs de sa belle, pas vraiment que cela lui déplaise en réalité, c’était bien plus sincère et fidèle à la personnalité qu’elle lui avait toujours connue que le comportement qu’il avait affiché à son retour dans la région. Pour être tout à fait honnête le Dorian d’il y a quelques mois l’agaçait plus qu’autre chose, il avait perdu de cette fougue qu’elle aimait temps et ne reflétait plus ce qu’elle avait tant aimé chez lui à une époque, mais le pas qu’elle avait faire lui il y a maintenant presque 4 mois avait réveillé chez lui ce qui semblait s’être profondément endormie durant son escapade à des centaines de kilomètres de la petite ville dans laquelle ils avaient tout deux grandi. À cet instant précis, cette ardeur, elle la regrettait un peu, il ne l’aidait pas vraiment à s’étendre sur ses sentiments, mais elle ne pouvait lui reprocher de s’agacer de ses changements d’opinion un peu trop fréquents et imprévisibles néanmoins…

« Pour que tu te déplaces jusqu'ici, je suppose que c'est pas pour m'annoncer la meilleure partie. »

Il la coupe dans sa réflexion, elle ouvre la bouche puis la referme. Elle s’agace intérieurement, tout cela n’est pas facile pour elle et à l’heure actuelle, il ne l’aide absolument pas. La jeune femme est tout à coup scindée en plusieurs morceaux, une partie d’elle-même lui hurle de le faire taire sur-le-champ, une autre lui crie de partir avant que tout cela ne tourne au vinaigre puisque jusqu’ici rien ne se passe comme elle le voulait et que surtout elle n’arrive pas à s’exprimer de façon correcte, enfin, la dernière l’urge de laisser les mots s’échapper de ses lèvres une bonne fois pour toute. Ce conflit d’émotions et de pensées la trouble et elle finit par se redresser, dos droit et tête haute, après tout, elle était Carter et Carter ne se baisse pas les bras pas vrai ?

« Commence pas à m’aboyer dessus alors que j’essaye de t’expliquer, tu veux ? Tu vois pas que je galère déjà assez comme ca, sans que tu essaye d’interpréter ce que je veux dire ! Tu fais toujours ca bordel et tu sais quoi, c’est vraiment très très chiant ! »

Elle pousse un soupir. Il n’avait déjà pas l’air ravi autant dire qu’il en a encore moins l’air et rien ne se passe comme elle le voulait et a quoi bon ? Quelques têtes se retournent vers eux, il faut dire que l’un comme l’autre sont en train d’élever la voix au beau milieu du parking, à quelques mètres de l’entrée de l’hôpital, ca ne passe pas nécessairement inaperçu. Carter jette un œil appuyé aux curieux avant de reporter son attention sur son ami.

« Tu sais quoi, laisse tomber, j’aurai jamais dû me ramener à ton boulot. » Elle lève les mains devant elle comme pour se rendre. Se rendre à l’évidence que comme d’habitude, son élan l’a conduit sur un sentier glissant, un sentier qui en l’occurrence à des oreilles absolument partout et tourne cette conversation au spectacle.

« Je suis désolé, c’était une idée stupide. On en parlera plus tard »
Elle se lève. Désolée, elle l’est vraiment et elle excuse intérieurement cette tentative de fuite en se persuadant qu’il s’agit là d’un geste raisonnable, un geste qui lui donnera sans doute l’occasion de réfléchir un peu plus à cette décision hâtive, mais c’est sans compter un paramètre important : Dorian. Si elle avait un instant pensé qu’il se contenterait de la laisser filer comme ca, elle ne pouvait pas être plus loin de la vérité.
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MessageSujet: Re: And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why 16.03.16 20:35

Il attend le plus patiemment possible qu’elle veuille bien parler, cracher ce qu’elle a à lui dire parce qu’il n’est pas certain de pouvoir garder son sang-froid bien longtemps. Il y a un tas de chance pour laquelle Dorian est capable d’une maitrise impeccable, comme le fait de gérer un patient dans un état critique. Ou même lorsqu’il se fait chopper entrain de faire une connerie. Il a toujours un atout dans sa manche qu’il sait sortir lorsqu’il le faut mais surtout qu’il sait utiliser à bon escient.
Mais cette fois, la situation est clairement différente, d’autant plus qu’elle concerne sa relation avec Carter. Parce qu’au-delà du fait qu’elle soit la femme avec qui il aurait aimé et aimerait faire sa vie, elle est une amie. Putain, elle est même plus que ça. C’est une part de lui, Carter c’est une moitié de Dorian. Une présence dont il a besoin pour se sentir serein, à bloc et complet. Alors ce qu’elle lui sort en cette seconde lui fou les nerfs et menace de le faire sortir de ses gonds. Parce ce qu’il entend, ça ne lui plaît pas. Pas après tout ce qu’il a bavé et pas après les conditions élaborées par Carter.
 
Et si tout à l’heure elle paraissait différente, ici, il la retrouve dans toute sa splendeur. Redressée, droite et tête haute, elle reprendre en un quart de seconde toute la hargne qui le charmait déjà avant et qui lui fait tambouriner le cœur comme une balle ping-pong contre un mur malgré son agacement visible.
 
— Commence pas à m’aboyer dessus alors que j’essaye de t’expliquer, tu veux ? Tu vois pas que je galère déjà assez comme ca, sans que tu essaye d’interpréter ce que je veux dire ! Tu fais toujours ça bordel et tu sais quoi, c’est vraiment très très chiant !
— Oui bah exprime toi mieux aussi ! Tu veux que je réagisse comment si tu me sors ça comme ça.

Elle aurait pu lui faire un rébus que ça aurait été presque pareil.
Il la regarde pousser un soupir et il ignore les curieux qui se tourne sur leur chemin. Parce qu'ils commencent effectivement à hausser le ton mais qu'ils soient sur le parking de son taff, ça, il s'en tape. Ce qu'il veut, c'est comprendre, c'est pourtant pas bien compliqué.

— Tu sais quoi, laisse tomber, j’aurai jamais dû me ramener à ton boulot.
— Quoi ?

Il attend, pour être sûr de ne pas « mal interpréter » ce qu'elle dit parce que là, ce qu'il entend c'est un « J'me casse ». Carter lève le mains, Dorian les a toujours dans les poches de sa veste où il serre les poings. Il la regarde, bouche entre ouverte, sourcils froncés.
Dans quoi est-ce qu'ils sont partie ? La situation a dérapé aussi vite qu'elle a démarrée.

— Je suis désolé, c’était une idée stupide. On en parlera plus tard

Et elle se lève.
Il n'hallucine pas, elle se lève vraiment. Elle se casse même. Comme ça, sans plus d'explications.
Son sang ne fait qu'un tour, son cœur lui tombe dans l'estomac et surtout, il sent ses nerfs se tendre à leur paroxysme.
Il regarde Carter faire le tour de sa voiture et aller jusqu'à sa portière. Un torrent de lave s'écoule droit dans les veines de Dorian alors qu'il fait déjà le tour de la bagnole et à la seconde où elle ouvre la porte de sa voiture, il plaque sa main sur cette dernière et la referme d'un geste sec.

— Parce que tu crois que je vais te laisser partir comme ça, sans m'expliquer ? On en parle pas plus tard non. On en parle maintenant.

Il se glisse entre Carter et la portière, ne se gênant pas pour la pousser légèrement de son torse, pour la toucher et s'imposer. Il s'en fou en cet instant et ça n'est pas comme si cette soudaine proximité éphémère le gênait. Son seul objectif est de ne pas la laisser partir sans qu'elle ne lui explique tout ce manège qu'il n'a visiblement pas compris, selon elle. Et si la jeune femme est têtue, il n'en est pas moins borné qu'elle, surtout lorsqu'il a l'impression d'être presque prit pour un con.

Dorian se sent agacé, voir excédé, il comprend pas ce qu'elle est entrain de lui faire mais il la connaît suffisamment pour voir qu'elle est tout simplement entrain de fuir face à la difficulté.
Alors, depuis quand Carter baisse-t-elle les bras de cette façon ?
Il croise les bras sur sa poitrine, s'installe confortablement contre la portière et ne la lâche pas du regard. Elle pourrait presque y lire du défi.

— Je bougerais pas d'ici tant que tu ne m'aura pas expliquer ce que t'es entrain de me faire Carter.

Et il est résolu comme jamais à camper ici, peu importe si ça doit durer un heure ou la nuit, il ne bougera pas de sa place. Et tant pis pour Piper, elle n'a pas la moindre espèce d'importance en cet instant. Ça n'est pas la première fois qu'il se présentera en retard à l'un de leur repas à deux et ça ne sera pas la dernière. Ou peut-être que si, il n'en sait rien. Il n'est de toute façon plus sûr de quoi que ce soit en cette seconde si ce n'est qu'il ne lâchera pas Carter tant qu'elle n'aura pas cracher le morceau.

— Et ça peut te prendre la nuit, ça me pose aucun problème. Je sais à quel point ta banquette arrière est confortable pour y dormir.

Ou pour tout autre activité mais ça, il s'abstient de le préciser puisque lui-même n'y pense pas en cette seconde. Son regard logé dans celui de Carter, il ne démord pas et il sait pertinemment que la jeune femme en a parfaitement conscience.
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MessageSujet: Re: And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why 16.03.16 23:43


And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why

Carter Feat Dorian

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Il a beau ne pas laisser les paroles de la jeune femme sans réponse, elle n’entend pas vraiment, non pas parce qu’il n’y met pas d’aplomb mais parce qu’elle ne les écoute pas du tout, elle est là, ne pensant qu’a sa prochaine phrase, aux quelques pas qui la sépare de sa voiture, au moment où elle aura repris la route et oublié ces quelques minutes gênantes et totalement vide de sens. Carter imagine déjà ce qu’elle lui dira  la prochaine fois qu’elle le verra, qu’elle n’était pas dans son état normal, elle noiera le poisson, fera une blague ou une réflexion sarcastique jusqu'à ce qu’il laisse cette stupide visite de côté.

À dire vrai, tout laisse penser qu’elle n’est pas dans son état normal, elle a la sensation qu’elle ne l’a pas été depuis un moment maintenant et elle déteste ca. La faiblesse n’est pas dans ses habitudes, mais elle semble faire partie de son quotidien dernièrement bien qu’elle mette toute son énergie à redresser la barre et à se remettre sur les rails. Du mieux, il y en a, mais encore beaucoup restent à faire et il semblerait qu’elle ne soit, cette fois-ci, pas capable de le faire seule. Elle jette un coup d’œil un peu désolé au médecin avant de lui tourner le dos et de contourner sa voiture pour rentrer dans le confort sécurisant de la maison familiale, mais à peine à-t-elle ouvert la portière que la main de Dorian vient brutalement la refermer.

« Parce que tu crois que je vais te laisser partir comme ça, sans m'expliquer ? On en parle pas plus tard non. On en parle maintenant. »

Il la pousse sans réelle brutalité et se fige devant elle où elle reste un peu surprise, elle aurait dû le voir venir, rien de plus logique et pour être tout à fait honnête elle aurait sans doute fait la même chose…non en réalité, elle se serait déjà énervé bien plus que lui et lui aurait probablement arracher les mots de la gorge avec bien moins de patience que le jeune homme et ca, ca n’aurait étonné personne, il avait toujours été la facette raisonnable et réfléchie de leur couple, celle qui contrebalançait le caractère impétueux de la jeune femme.

Prisonnière de la volonté de son ex petit-ami, son visage se crispe un peu et elle le regarde intensément sans ouvrir la bouche avec le vague espoir que cela soit suffisant, mais force était de constater que ce temps-là était révolu. Il la toise, la défie et lui balance sans autre forme qu’il ne compte pas bouger d’un iota, pas tant qu’elle n’ouvrirait pas la bouche pour lui donner les réponses qu’il attend et dont elle a provoqué les questions par ses actions floues et inconsistantes. Bravo Carter, au top, tu t’es mise dans cette merde toute seule comme une grande et il est désormais temps de faire face à tes décisions.

Elle lève la tête vers le ciel qui s’est progressivement assombrie bien que le crépuscule soit clément ce soir, elle prend une seconde pour respirer et se libérer du regard irrité de son interlocuteur. Arrêter de réfléchir et suivre son instinct, c’était probablement ca qu’elle avait oublié de faire depuis des mois, c’était ce qui lui ajoutait des barrières jour après jour, elle n’avait jamais été du genre à réfléchir, à prévoir, à se questionner, elle vivait, parlait et agissait comme cela se présentait dans son esprit et c’est ce qu’elle allait faire…et c’est maintenant qu’elle devait commencer.

Son visage reprit sa position initiale, elle plante ses prunelles dans celle de l’homme qui lui faisait face et franchit l’espace dérisoire qui les séparaient pour poser ses lèvres sur les siennes. Un geste soudain, rapide mais non pas moins intense. Il ne faut que quelques dixièmes de secondes à Dorian pour répondre à son baiser, ce qui encourage la jeune femme à le faire durer un peu plus longtemps, elle passe sa main derrière sa tête et la dépose sur sa nuque appuyant un peu plus ce contact au goût de passé, une sensation familière et oublié sortie tout droit d'un passé un peu lointain, mais qui ne semblaient pas avoir changée. Lorsqu’elle quitta les lèvres du brun, elle lui adressa un sourire troublé.

« Est-ce que c’est plus clair comme ca ? »

Un poids semblait s’être soudainement envolé de sa poitrine, mais il n’était pas le seul à peser sur la jeune femme, elle ne savait pas encore quelle serait la réaction de son ancien fiancé, il était en droit de vouloir digérer l’information, d’y réfléchir, elle en avait eu le temps, lui avait été cantonné au rôle d’ami et formater à penser que c’est tout ce qu’il pourrait obtenir d’elle. Cela n’avait pas été un jeu de vengeance idiot, tous les mots qu’elle lui avaient adressés, toutes les règles qu’elle lui avaient instaurés, elle les avaient pensé, elle en avait eu besoin et elle avait été persuadé du bien-fondé de ce fonctionnement, elle n’avait juste pas prévu de se laisser prendre au jeu…

Côtoyer Dorian avait été un pari risqué, la finalité était, elle a son avantage ? elle ne le savait pas, rien ne pouvait le lui dire à part le temps et le risque et elle venait finalement de le comprendre. Beaucoup de choses entraient en considération à présent pour lui, le temps, la lassitude, Piper…mais une petite voix lui soufflait pourtant que ce qui se passait entre eux ne pouvait pas être unilatéral, cela ne l’avait jamais été…
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MessageSujet: Re: And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why 18.03.16 16:54

Il s’en fou de savoir si elle est d’accord ou pas, si cette situation la saoul ou la met mal à l’aise. Il s’en fou de savoir si elle se rétracte sur son avis précédent en décidant que finalement, elle ne lui dirait rien.
Oui, il s’en fou parce que Carter en a déjà trop dit et qu’il est HORS de question que Dorian la laisse filer comme ça avec un petit geste de la main et un « Bon, ok, on en reparle plus tard. Bonne soirée, bisous ».
C’est pas son genre.
Ca ne l’est plus en tout cas.
 
Quand il est revenu ici, il se sentait mou, lourd, empoté, aussi doué avec elle qu’un manche à balai qui tenterait de se déhancher sur du zouk. Dorian ne saurait jamais expliquer ce qu’il lui a pris d’être aussi pataud. Peut-être est-ce un plie prit lors de son excursion loin d’ici ou tout simplement qu’en décidant de partir de Trimble, il y avait laissé son courage. Quoi qu’il en soit, il a mis du temps à le retrouver. A se retrouver tout court. Mais désormais, c’est avec hargne et détermination qu’il campe devant celle qui lui colle une tachycardie. Et il reste indéchiffrable si ce n’est cet air de défi qu’il arbore.
Parce que oui, il compte bien camper là des heures durant s’il le faut, jusqu’à ce qu’elle lui crache le morceau.
 
Le ciel perd de sa teinte lumineuse mais leur offre encore une visibilité suffisante pour que Dorian puisse apercevoir cette étincelle au fond du regard de Carter.
Piper n’existe plus.
Ces quelques personnes qui traversent le parking non plus.
Seule la jeune femme reste présente face à lui puisqu’il ne se focalise uniquement sur elle, en attente de réponse. Et franchement, elle lui fou les nerfs. Elle a toujours eu l’art et la manière de le faire sortir de ses gonds, surtout avec ses indécisions.
Comme ce soir.
 
Carter lève les yeux au ciel, lui ne scille pas, bras croisés.
Allez bordel, crache moi ce que tu as à me dire.
 
C’est comme un accident de bagnole. Une gifle. Un coup d’adrénaline droit dans les veines. Comme sauter en parachute. Comme se prendre un rail de coke. Comme provoquer le destin et rester sur des « Et si » en attendant la fatalité qui vous tombera dans le coin de la gueule. Du bonheur à l’état pur. Véritable, un nirvana, une félicité qui vous tombe dessus avec une violence qui vous éclate de part en part d’une douleur agréable.
Le goût de ses lèvres, il pensait l’avoir oublié. Jusqu’à ce qu’il les sente de nouveau ce soir. Là, en cette seconde. Ce goût, légèrement sucré et chaud, presque nerveux mais qui suffit à enflammer chacun de ses sens. Un dixième de seconde et Dorian se sent porter, attirant Carter contre lui, mains sur ses hanches pour ne pas décrocher de ce contact béni des Dieux qui n’existent pas à ses yeux. 
 
Ce baiser est le feu qui consume d’un geste sec la photo de Piper qui était logé dans son esprit.
Carter s’écarte en douceur, sourire au coin des lèvres.
Dorian se sent troublé, un peu fébrile il doit bien l’admettre. Ce contact lui avait manqué mais surtout, il ne l'espérait plus.
 
— Est-ce que c’est plus clair comme ca ?

On n'peut plus oui... Elle n'aurait pas pu être clair.
Dorian pourrait en cet instant ressentir une colère profonde avec la sensation nette qu'elle se joue de lui. Un coup oui, un coup non. Puis l'établissement des règles strictes qu'elle a elle-même imposée pour ensuite venir vers lui et tout brisé d'un baiser.
Il pourrait oui... Mais pourtant, il n'en a pas l'envie. Comment pourrait-il avoir cette haine profonde envers la femme qu'il attend depuis déjà des mois ? Alors qu'il vient de gueuler parce qu'il pensait qu'elle allait lui claquer à la gueule que finalement, le mieux était de ne plus se voir ?
Dorian se contente de la regarder, sourire aux lèvres avant de glisser une main dans son cou.

— T'aurai mieux fait de commencer par là.

Il l'attire de nouveau à lui, plus farouchement, ne se privant et surtout, ne se gênant pas pour l'embrasser pleinement. Encore une fois, il se fou des gens autour puisque ceux là n'existent plus, tout comme le monde en général. Est-ce qu'il doit comprendre que tout ce calvaire est terminé ? Est-ce qu'il doit en déduire que de jouer les bons potes, c'est finit ? Qu'il peut enfin la retrouver ? Qu'elle sera sienne à nouveau ?
Il n'en sais trop rien, Dorian se contente pour l'instant de profiter de l'instant présent à effleurant ses lèvres, la peau de son cou, sa main sur la hanche de Carter pour la garder contre lui. Il en a le cœur qui va exploser, se sent aussi fébrile que lorsqu'il la embrassé la première fois. Il se sent comme un putain d'adolescent raide dingue de sa meilleure amie.

Il s'écarte à son tour et plante son regard dans le sien.

— Je t'avais bien dis que tu ne pouvais pas te passer de moi.
 
Il réussit même à la taquiner, suivit d'un sourire alors que sa main ne quitte pas sa nuque. Appuyé sur la portière de la voiture, il se reconnecte à la réalité et se souvient que Piper l'attend, qu'il est déjà probablement en retard. Pourtant en cet instant, tout ça lui semble malgré tout très loin de lui. Très loin d'eux deux et de ce qu'il ressent là, maintenant.
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MessageSujet: Re: And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why 20.03.16 13:20


And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why

Carter Feat Dorian

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Ils se séparent finalement et Dorian plante son regard dans le sien.
Quelques secondes.

Quelques secondes qui semblent durer une éternité, elle attend de savoir ce qu’il va lui dire, il a répondu à son baiser, c’est vrai, mais ce n’est cependant pas suffisant pour déduire ce que la suite des évènements lui réserve. Réaction automatique ? Dépourvu ? Ou réelle réponse, seul les mots pourront confirmer ou infirmer la vérité et elle les attend sans rien dire, figer et silencieuse.

« T'aurai mieux fait de commencer par là. »
Il n’a pas tort, mais elle avait voulu faire les choses correctement cette fois-ci, parler avant d’agir contrairement à ce qu’elle avait l’habitude de faire, mais force était de constater que cela avait bien failli tourner au carnage. Il lui adresse un sourire absolument charmant, un sourire qui lui avait manqué et qui n’avait pas le même goût que ceux qu’il lui avait offerts ces derniers mois, puis il glisse sa main dans son cou pour la ramener à lui et elle se laisse faire sans apposer aucune résistance, c’est après tout exactement ce qu’elle attend. Ce second baiser est plus violent, plus passionné et trahie les années qui les avaient jusqu’ici séparés, la frustration, l’attente et cette ardeur qui avait toujours caractérisé leur relation et qui l’avait sans doute en un sens fait volé en éclats, c’est en tout cas ce qu’elle se plaisait à croire à défaut de pouvoir un jour obtenir une explication quant aux véritables raisons qui avaient poussé son fiancé à l’abandonner derrière lui de façon aussi soudaine il y a maintenant plus de cinq ans. Elle y répond sans retenu, plaquant son corps contre le sien heureusement retenu par la portière de la voiture, le monde dans son entièreté disparaît, les doutes et les inquiétudes s’évaporent comme neige et soleil, il n’y a plus qu’elle et lui, rien de plus, rien de moins. Son cœur bat la chamade et son souffle semble s’accélérer tandis que ses lèvres rencontrent les siennes encore et encore jusqu'à ce qu’il rompe finalement leur étreinte.

« Pour une fois que j'essaye de faire les choses correctement, c'est pas toi qui dis que je fonce trop tête baissé ? et puis...tu m'as pas facilité les choses, je te signale...» Elle ne pouvait ôter ce sourire niais de ses lèvres et de toute façon, cela n'avait pas vraiment d'importance, il ne semblait même pas vraiment l'écouter, seulement la regarder sans jamais détourner le regard.

« Je t'avais bien dis que tu ne pouvais pas te passer de moi. »

Carter lui adresse un sourire en coin avant de secouer la tête à la négative.
« Ferme là. » lui lança-t-elle avant de déposer un baiser furtif sur ses lèvres. Elle ne savait pas où tout cela les mènerait, si cela avait même une chance de re fonctionner, il allait être compliqué de laisser derrière eux tout leur passé, toutes les douleurs qui en avaient découlé. Il leur fallait partir sur de nouvelles bases, mais était-ce seulement possible quand votre histoire remontait à votre plus jeune âge ? À l’instant, elle ne se posait pas toutes ces questions, elle en était même loin, pour le moment son esprit ne lui laissait de la place que pour constater à quel point tout cela semblait normal, comme si tout était finalement revenu à la place qui leur étaient dû.

Une main posée sur le torse de son compagnon, elle n’aspire désormais qu’à une seule chose quitter les lieux et rester avec lui, rattraper un peu de ce temps qui leur avait échappé et profiter de celui qui leur restait à combler.

« On reste ici ou on met les voiles ? »
La question était, on ne peut plus, rhétorique, mais méritait d’être formulée.
« Je sais pas toi, mais moi, je meurs de faim. » Elle avait déjà oublié jusqu'à l’existence de la petite amie de Dorian, cette pauvre fille qui n’avait pas encore la moindre idée de ce qui venait de se passer et qui attendait sans doute l’arrivée imminente de l’homme dont la main reposait encore dans celle de Carter et qui ne se présenterait sans doute pas, en tous les cas pas ce soir.

Les regards s’étaient détournés, le monde avait repris sa place et Carter et Dorian s’étaient retrouvé, l’avenir avait beau rester incertain, elle avait l’impression d’avoir fait un énorme pas en avant, peut-être que la guérison de son esprit n’était plus une utopie infranchissable et lointaine désormais, c’est en tout cas ce que lui soufflait cette petite voix presque inaudible.
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MessageSujet: Re: And now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why 23.03.16 16:05

C’était à peine croyable que cette situation ait prit cette tournure. Dorian n’y pensait pas, ne se doutait pas un seul instant que Carter était ici pour lui faire comprendre que ce petit jeu qui lui coutait, était terminé. Il a le cœur qui palpite et sourit de bonheur de la retrouver dans ses bras, de l’avoir comme ça près de lui. Dorian en aurait presque oublié cette saveur agréable que l’étreinte lui procurait au creux du ventre. Elle lui avait terriblement manquée, sa colère n’existait plus et il n’aspirait plus qu’à la toucher et l’embrasser de nouveau. L’entendre, la sentir, la regarder, la respirer. Un manque violent se manifeste quand bien même Carter a toujours creusé chez lui une addiction. Cette fois, c’est différent. Peut-être est-ce le coup de l’inattendu, il n’en sait rien mais s’en fou. Le principal est qu’elle est là, que tout se termine et que tout ça n’est pas une blague, une vaste manipulation vengeresse.

Même Piper a disparue de ses pensées.

— Ferme là.

Il sourit, elle l’embrasse furtivement.
C’était comme si ces gestes étaient aussi naturel que de respirer. Dorian se demande si Carter n’a pas agit sur un coup de tête et que d’ici quelques minutes, une heure, elle ne lui dise pas qu’elle regrette son geste et que finalement, il ne valait mieux pas pour eux d’aller plus loin.
Non, il la connait. Elle est d’un caractère presque insupportable parfois et d’une indécision à vous en arracher les cheveux mais lorsque sa décision est prise, c’est généralement pour de bon.
Dorian garde ses deux mains sur les hanches de Carter pour ensuite les glisser dans le creux de son dos. Il ne pouvait pas rêver mieux pour rattraper cette journée de merde, il aurait presque l’impression qu’ils ne se sont jamais quittés.

— On reste ici ou on met les voiles ? Je sais pas toi, mais moi, je meurs de faim.

Il lâche un rire amusé avant de glisser ses lèvres dans son cou, respirant par la même occasion son parfum. Ce contact est un électrochoc tout le long de sa colonne vertébrale qui lui provoque une série de frisson agréable.
Bordel qu’elle lui avait terriblement manqué.
Il remonte le long de sa mâchoire avant de se retirer et de la regarder. Donc, tout ça était vraiment une réalité et non une sale farce qu’on lui faisait ?
Dorian ne prend que quelques secondes pour réfléchir avant de lâcher.

— Hum… Ça dépend, c’est toi qui paie ?

Il évite le coup faussement donné, sourire jusqu’aux oreilles avant de resserrer son étreinte dans son dos, la gardant contre lui. Il ne veut plus qu’elle s’en aille, qu’elle ne quitte son corps.

— Je propose la location d’un film, une pizza et de la bière. Tout ça dans mon salon.

Comme avant, du temps où tout se passait si bien. Où tout était si simple et évident, à se faire des soirées films à n’en plus finir, se chamaillant parfois sur l’avis d’un jeu d’acteur ou de la façon de réaliser du réalisateur, pour ensuite finir nus l’un contre l’autre ou alors à se sauter dessus comme des gamins pour ensuite dormir enlacés, apaisés.
Ces soirées lui ont terriblement manqués, plus qu’il ne voudrait l’avouer et l’idée qu’ils renouent avec cette habitude lui semble presque évident. Non, c’est une évidence. Il ne se voyait pas l’emmener dans un restaurant chic pour fêter cette réconciliation plus qu’à son goût. Ils n’étaient pas comme ça, ça n’était pas leur simplicité…
Dorian l’embrasse une nouvelle fois, plus doucement. Prenant le temps de goûter de nouveau ses lèvres comme si c’était la première fois. Il s’imprègne, mais pas trop, voulant garder cette sensation qui crépite au creux du ventre pour le reste de la soirée.

— Je choisis le film, toi la pizza.

Et même si c’est l’inverse qui se produit, il s’en fou. Il la veut juste avec lui, pour la soirée, la nuit et les jours à venir. Mais bordel, plus jamais cette séparation qui lui a donné l’impression d’avoir un cœur mort au creux de la poitrine.
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