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 ø Bonnie J. Black — outlaw

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Messages : 56
Double comptes : Camp sédentaire outlaw
Age du personnage : 28 ans
Fonction/Occupation : Résistante — gère un convoi
Avatar : Evan rachel wood

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MessageSujet: ø Bonnie J. Black — outlaw 09.09.15 10:46


Bonnie Jane Black

I'm untouchable darkness, a dirty black river to get you through this. In the mouth of madness, down in the darkness



Âge :  27 ans
Occupation/ fonction :  Résistante, gère des convois pour Noah.
Orientation sexuelle :  Bisexuelle
Qualités : généreuseFutéehabile
Défauts : impulsivecolériqueRancunière
Groupe :  Outlaw — résistance
Avatar :  Evan sexy rachel awesome Wood

Particularités
A son réveil, Bonnie ne savait ni parler, ni comprendre. Son réveil a été désastreux. Mais la logique constructive ne lui a pas échappée et c’est peut-être ça qui l’a aidée à s’en sortir. Utiliser les objets de la bonne manière a été sa particularité. Elle savait lire, aussi, mais sans comprendre le sens des mots défilant sous ses yeux.
Aujourd’hui, elle se souvient de tout. Alors naturellement les chiffres et le sens des mots lui sont revenus. La mécanique a toujours été la, en elle, trace de sa vie pré-Catharsis et aujourd’hui elle peut se vanter d’être assez douée en matière de construction.


Caractère

Si jusque-là Bonnie avait été perçue comme une femme capricieuse et dénuée de limites, force est de constater que la Catharsis a su réarranger ses traits. Obstinée, têtue, ça avait toujours été et ça sera toujours. Sa tendance à se laisser aller à l’impulsivité, également, même si aujourd’hui elle a pris le pli de réfléchir à ses décisions quotidiennes, celles qui orchestrent les journées de ses semblables. Bonnie a gagné en maturité, en sagesse, aujourd’hui on peut presque dire d’elle qu’elle est raisonnable. Généreuse, loyale et décisionnaire qui a le sens du sacrifice, Bonnie se voudrait être un parfait petit leader si elle n’avait pas gardé mauvais caractère à toute épreuve. L’armure qu’elle s’était forgée à l’époque pré-Catharsis s’est développée durant ces quatre années au sein de la Résistance et Bonnie n’est certainement pas du genre à laisser quelqu’un lui marcher sur les pieds. Elle va au devant des problèmes, les confronte avec force et fureur, gardant à l’esprit que des vies sont entre ses mains et celles de ses collègues résistants. Elle est loin la peste aux coups bas, à la jalousie compulsive et aux rancunes inutiles. Loin les futilités de l’hystérique junkie. Sa ruse sert aujourd’hui à déjouer les plans de la Milice.
Bonnie s’est donc calmée et fortifiée à la fois. Bien sur ces quatre années n’ont pas été que de bonne augure. La joie de vivre l’a quittée et même si Bonnie est du genre à plaisanter, il n’en reste pas moins que la plupart du temps ses traits sont tirés. Son air sévère préside, il lui est inconcevable de s’amuser plus que de raison. La solitude la ronge et il lui est parfois difficile de cacher son amertume et sa froideur, ce qui fait qu’elle ne paraît pas forcément accessible aux yeux des gens qui ne la connaissent pas. Méfiante, la rage au cœur, Bonnie dirige son convoi d’une main de fer, intransigeante, parfois même agressive. Elle se sent plus que responsable des vies qu’elle emmène, et redevable envers Noah qui lui apparaît comme un père dans ce chaos.
Habile, pragmatique et instinctive, Bonnie peut être aussi douce que dangereuse en fonction de son vis-à-vis. La colère qu’elle garde à l’intérieur d’elle et qui mijote depuis quatre ans maintenant la tient en vie et lui permet de garder la tête froide malgré les angoisses qui rongent ses nuits. La peur d’être attaquée dans son sommeil ne lui permet jamais un réel repos. Franche, elle ne passera pas par quatre chemins pour expliquer les tenants et les aboutissants des situations qu’ils traverseront. C’est parfois un peu brutal et il n’est pas rare que ça blesse et la Bonnie beaucoup moins fière qu’avant s’en trouve peinée chaque fois mais, dans le contexte actuel, il lui semble que l’honnêteté brute est un mal nécessaire.


Opinion sur la situation

Bonnie ne saurait exprimer l’ampleur de sa colère. Elle a vécu seulement un an au sein de la Cité, mais en a vu assez et comprit trop une fois que ses souvenirs refirent surface. L’horreur des actes qu’elle a pu voir et qu’elle constate encore la répugne. Les préceptes de monsieur ? Elle les connaît par cœur, encore aujourd’hui et elle se les répète quand elle se sent faiblir, pour se rappeler à quel point les siens souffrent. Elle n’a qu’à observer les yeux de sa petite protégée pour se remémorer les douleurs qu’ils endurent. Elle voudrait être celle qui réduira Monsieur à néant et brûlera ceux qui osent les brûler. Malgré tout une part d’elle croit encore qu’il est possible de raisonner « ceux-qui-ne-se-souviennent-pas ». Le fait qu’Alexander soit de l’autre côté de la barrière encourage surement cette petite flamme à subsister, un peu d’espoir, qui finira anéanti, comme tous les autres. Aujourd’hui elle sert la Résistance, son ancien numéro encore tatoué sur le bras comme la marque d’une humiliation faite au fer rouge. Elle compte bien démettre Monsieur et la Milice de leur fonction, rendre la liberté aux siens et peut-être, oui peut-être rappeler à son ancien amant qu’elle, l’aime toujours. Elle combat activement pour les siens et sa cause, prend ses décisions en accord avec Noah chez qui elle a trouvé un soutien paternel qu’elle n’a jamais eu. Il la consulte souvent en retour, motivé par l’idée qu’ils doivent ensemble se battre et ne pas tomber dans la copie d’un système semblable a celui du Monsieur. Bonnie est au sein des Outlaws depuis les débuts de la résistance. C’est devenu sa vie, son quotidien, sa motivation.

crackle bones



Histoire




Si Bonnie devait raconter sa vie aujourd’hui, il y aurait trois chapitres : « Avant toute cette merde », « La merde » et « Après toute cette merde ». En gros. Malgré la Catharsis, la californienne est restée vulgaire et pour elle, toute cette situation est une merde incroyable.

L’ex-junkie est née en Californie, a fait ses armes en Californie, a été déçue, aimée, énervée, salie et puis protégée sur ce territoire. Si aujourd’hui la plupart des humains encore vivants ne se rappellent plus de ces délimitations territoriales, pour Bonnie, le terme « Californie » a un gout amer.
Sa mère morte en couche, la première partie de son enfance s’est déroulée sous de malheureux hospices. Son père, ivrogne ignorant, trouvait judicieux de l’éduquer en la battant comme plâtre. Technique qui n’a certainement pas marché.
Elle a grandit avec Alexander. Son ami, son amant, son protecteur et celui qui marchait toujours derrière elle. Ils ont fait leurs conneries ensemble. La drogue, le sexe, l’alcool et la délinquance étaient des terrains qu’ils aimaient fouler à deux. Rapidement tous les deux sont tombés dans la dépendance et pas seulement de leurs produits.

On ne peut pas dire que leur histoire a été simple. A un moment donné dans la vie de Bonnie, son père a décidé de l’envoyer dans un patelin éloigné de San Francisco. Sans ressources, bloquée chez sa tante, en crise de manque, la californienne s’est décidée à contacter son ami de toujours. S’est ensuivie un remarquable lot d’emmerdes, certaines avaient le visage de sa tante, de son cousin et d’autres avaient les allures d’une brune au regard noir. Les épreuves qu’elle avait traversées avaient été intenses, sa vie ressemblant davantage à une montagne russe qu’à un long chemin tranquille. Elle avait failli perdre Alexander, avait rencontré une joyeuse enflure, manqué de finir dents contre le trottoir en se battant avec la brune au caractère en acier. Rien n’avait été plus difficile, ensuite, que choisir d’arrêter la croissance de la vie dans son ventre. Ils étaient complètement inconscients, pensant que rien ne pourrait les atteindre en haut de leurs nuages. Quand Bonnie porte un regard en arrière, sur cette période, elle en a la nausée.
Comment a-t-elle pu être aussi stupide ? Comment ont-ils pu croire qu’ils étaient invincibles ? Et comment a-t-elle pu gâché son temps ? Certes, les années 2040 n’étaient peut-être pas les plus florissantes en terme mondial, la troisième guerre a ravagé tous les territoires. Mais elle avait Alex, elle se construisait une vie en marge des autres. Ils vivaient sur un équilibre fragile mais pas complètement insensé.

Quand elle regarde sa situation actuelle, il ne persiste que regrets et amertume. Elle donnerait n’importe quoi pour que le ciel rouge redevienne bleu pour revenir cinq ans auparavant. Si elle avait de quoi remonter dans le temps… Mais faudrait-il déjà qu’elle ait de quoi chauffer son eau.

Ø

Son réveil au matin de la Catharsis avait été désastreux. Seule au cœur d’un appartement qu’elle ne connaissait plus, Bonnie s’est éveillée avec un douloureux mal de crâne et une trace de sang séché sur le front. Elle s’était écroulée en plein milieu de son salon, le crâne butant sur la table basse sur laquelle gisait des choses auxquelles elle ne savait pas mettre un nom.

Elle est restée un sacré moment au sol, incapable de retrouver les réflexes primaires pour se redresser. Comateuse, elle avait fini par se mettre sur les genoux, attrapant la table comme si elle s’accrochait à la vie. C’était un peu l’impression qu’elle avait à cet instant de son réveil, entre les vertiges et les sueurs se faufilait l’angoisse, cette peur prenante du néant. Car elle s’y sentait glisser, le vide et l’incompréhension faisaient briller ses yeux de larmes.

Elle ne reconnaissait rien, n’était pas capable de mettre des mots sur ce bout de matière noire, dure et carrée. Quand elle se mit à ouvrir la bouche, un flot jaillissant de mots en sortit, mais elle était incapable de comprendre ce qu’elle disait elle-même.
La chose qui la sauva, peut-être, fut cette capacité à comprendre comment utiliser les objets qui l’entourait. Elle savait au fond d’elle-même, ne sachant pas l’expliquer, que cette table n’était pas faite pour s’asseoir, mais c’est pas grave, elle s’en sert quand même pour se poser lourdement dessus. Par contre, ce dont elle est sure, c’est que ce morceau de tissu gris qui git au sol pourrait lui permettre d’enlever la trace de sang de son front.
Son regard paniqué s’est donc baladé sur l’ensemble de ce qu’elle appelait douze heures plus tôt sa maison, notant au passage un objet roux avachi au sol. C’est surement à ce moment-là qu’elle s’est dit devoir fuir. La vue de l’animal réveilla chez elle son instinct de protection. Il fallait qu’elle sorte, qu’elle court, ailleurs, qu’elle trouve de l’aide parce qu’elle sut à cet instant qu’autrement elle finirait dans le même état que lui.

Ø

Après un mois d’errance, seule, doucement réhabituée aux mots et à leur sens, Bonnie décida de suivre la migration de population allant vers « la Cité », nouvelle « terre promise », bien trop loin de cette espèce de village devenu trop dangereux. Elle suivit alors les autres gens, implantée dans un petit groupe de femmes solidaires mais silencieuses. Elle parlait peu, encore mal habituée, mais les soirs quand le groupe se posait pour dormir quelques heures, elle s’exerçait avec les autres femmes.
La seule fois ou elle adressa la parole à un autre membre du groupe, Bonnie dut prendre sur elle, butant sur les mots, prise d’une impulsion. Un bout de métal réfléchissant avait attiré son attention au sol. Elle avait compris que c’était une chose que l’on pouvait enrouler à son poignet, voilà pourquoi elle l’avait rattrapée, puis tendue. Trois mots. Seulement trois mots, armée d’un courage peu ordinaire depuis son réveil puis elle s’était évaporé avec un sentiment de déjà-vu.

Arrivée à la Cité, on la tatoua d’un numéro, sur le bras, qu’elle apprit par cœur. Elle trouva au cœur de cet endroit nouveau un repos qu’il lui semblait mérité. En un an, Bonnie réapprit à lire mais pas à compter, et savait tenir une conversation sans vaciller. C’est peut-être quand elle se décida à quitter le groupe de femmes qui s’était formé à leur migration, que ses migraines se mirent en route.
A cette époque, bien des hérétiques avaient été attrapés et tués en place publique. Quand un matin elle se réveilla seule dans son nouveau logement, prise d’un mal qui lui faisait courber le dos, Bonnie paniqua. Et elle eut raison. Les souvenirs de sa vie passée affluèrent et la rousse hurla de douleur tandis que les éléments qui la concernaient lui revenaient. Savoir à nouveau lui faisait mal, et elle s’évanouit plusieurs fois sous les vagues de souvenirs. Bonnie passa la journée dans son lit, prostrée contre le mur. Le matin 451, le soir Bonnie Jane Black. Quand la jeune femme comprit ce qui lui arrivait, ses vieux instincts de fuite se réveillèrent. Mais avant tout, il lui fallait trouver Alexander.

Paraître normale était son plus grand souci. Sa peur ne s’était pas volatilisée. Avant de sortir, Bonnie était restée cloitrée deux jours dans son appartement, la porte fermée. Mais quand vint les jours de travail dans les champs, alors, il fallu sortir sous peine d’être découverte. Elle travailla un jour, l’œil aux aguets, en quête d’un visage qu’elle connaissait par cœur pour l’avoir embrassé presque toute sa vie. Lorsque, le soir, elle vit passer un attroupement d’uniformes en rang, marcher sur la Grand-Place, son cœur s’arrêta de battre.

Il avait été là, tout ce temps. Et elle aussi, à ses côtés. La milice qu’elle trouvait si rassurante trois jours plus tôt allait l’exécuter sur la place publique. Alexander allait la pendre. Et Carter, droite, le menton vers le ciel à ses côtés, rêvait surement de lui passer la corde au cou, encore aujourd’hui. Elle croisa le regard d’Alexander, celui-ci ne releva pas. Il ne la connaissait pas. Il ne savait pas qui elle était. Elle, réimprégnée de ses souvenirs comme si elle n’avait jamais passé de la Catharsis, se souvenait maintenant parfaitement des traits de son visage. La douleur et l’angoisse nouvelles la forcèrent à prendre sa décision.
Le soir, Bonnie récupéra la veste qu’elle avait emmenée depuis le petit village, pris son sac et dans la nuit, couverte de noir, elle disparu.

Ø
Elle crut ne jamais trouver la paix. Bonnie passa des jours entiers, perdue en pleine nature à errer. D’abord le désert doré, puis la forêt sauvage. Seule, effrayée, murée dans le silence et la peur, la rousse marcha le plus longtemps possible. Jusqu’à ce que ses forces s’essoufflent et que ses provisions se raréfient. A chaque pas, la jeune femme s’imaginait voir débarquer la milice. Elle savait parfaitement ce qu’ils faisaient à « ceux qui se souviennent », pour l’avoir vu de ses propres yeux et même cautionné sans trop se poser de question le temps de quelques mois. Chaque froissement lui semblait être le bruit d’un pas, chaque brise un murmure accusateur.

Quatre jours et trois nuits. C’est le temps qu’il lui a fallut pour céder. A bout de forces, affamée et à court d’eau potable, Bonnie s’écroula lors d’un après-midi pluvieux. Son corps trop lourd et son cœur en miettes, plus aucun espoir n’aurait pu lui permettre de faire un pas de plus. Jusqu'à ce qu’elle ouvre les yeux de nouveau.

Son premier regard tomba sur deux personnes en train de chuchoter. A ce moment comateux de son existence Bonnie avait l’impression de revivre un réveil de Catharsis. Le corps lourds, désarticulé, elle n’avait su dire combien de temps elle s’était laissée aller au noir envoûtant et cotonneux de l’inconscience. Son seul soulagement fut de pouvoir nommer la couleur, la texture et le tissu de ce qui faisait office de tente. Elle n’avait plus froid, comme lorsqu’elle s’était écroulée dans la boue quelques jours plus tôt. Elle ne sentait plus la couche de terre sur ses joues et ses cheveux lui paraissaient moins lourds.
Néanmoins, quand elle comprit qu’elle ne se trouvait plus au creux de la forêt, un vent de panique souffla autour d’elle.
Redressée, brusquement, la rousse fit l’objet soudain de l’attention des deux personnes chuchotant quelques instants plus tôt. Une autre rousse, la peau pâle, la trentaine et un homme plus vieux encore, brun, le regard sévère, tous deux s’approchèrent, bras en avant pour la retenir et l’empêcher de fuir comme l’était son intention de départ.

Elle comprit vite sa situation. Ils n’eurent pas besoin de l’expliquer longtemps. Bonnie se trouvait au cœur du camp sédentaire des Outlaws, gardée dans un coin reculé de ce qu’ils appelaient centre de soin, on s’était occupée d’elle. On avait soigné ses blessures, on lui avait apporté de l’eau et de la chaleur. Terrifiée et prostrée au fond du lit de fortune, on lui avait offert réconfort et explications. La tête pleine de souvenirs emmêlés, la rousse avait écouté, compris et cru immédiatement. Elle avait vu et vécu. Elle leur parla elle aussi. De tout et de rien. Toutes les douleurs qu’elle avait oublié jusqu’alors avaient refaits surface, jaillissant d’un seul coup sans préavis et causé d’irrémédiables séquelles au creux de son ventre. Elle avait l’impression de tout ressentir pour la première fois.

Les premiers jours, Bonnie resta cachée dans la tente réservée aux soins. Elle préféra pudiquement pleurer, le dos tourné aux autres, dans son coin. Ils étaient peu dans le camp, elle le savait, elle commençait à identifier des voix. Ils étaient une dizaine, une quinzaine peut-être. C’était tout. Chaque jour Noah, puisque c’était son nom, venait la voir, pour simplement discuter. Elle trouva en lui un réconfort et un soutien qui s’avéra paternel. Sans s’expliquer, un lien profond se créa entre eux deux. Ni l’un ni l’autre ne mirent de frein.
Une semaine et demie après s’être écroulée en plein milieu de la forêt, retrouvée par hasard par deux Outlaws qui quadrillaient le secteur, Bonnie finit par choisir de se lever. La trace de son identification citéenne sur le bras lui brulait la peau, comme marquée par une haine nouvellement formée, et dirigée contre un homme en particulier. A nouveau, on lui avait tout pris. Elle se retrouvait seule, perdue au milieu d’autres paumés. Ça n’allait pas se passer comme ça. La Résistance qui fomentait à cette période de vie des Outlaws se mit en route et Bonnie se décida à se battre pour sa nouvelle cause.

Ø

Quatre ans ont suffit à faire d’elle plus qu’une combattante. Une année entière à s’entraîner sans relâche, les trois autres au service de la Résistance. Particulièrement douée au combat à mains nues et au couteau, la jeune femme s’est forgée une armure en fer forgé. Active au sein du camp, au sein d’un conseil restreint autour de Noah et durant ses diverses missions, elle a voué sa « nouvelle vie » à la Résistance. Les missions de reconnaissance, en quête d’âmes perdues sont devenues des missions de transport alors que le nombre d’Outlaws était en pleine croissance. Récupérer des vivres, protéger son camp, une mécanique bien huilée qui fait aujourd’hui partie de son quotidien. Elle nourrit en secret le rêve d’éclater en morceau l’estrade du célèbre Monsieur, tribune mensongère, pourrie de l’intérieur. Murée dans sa solitude, elle a placé sa confiance en Noah, Joana et quelques autres de ses camarades mais n’en reste pas moins une sorte de leader entêté lors de ses voyages en convoi, s’efforçant d’éloigner son ancienne vie et Alexander de ses préoccupations. Au fond d’elle, Bonnie attend le moment ou elle pourra retourner à la Cité, pour le trouver et lui faire retrouver la mémoire. Ambition qu’elle évite de faire parvenir à Noah, qui est l’un des seuls à connaître son affection toujours vibrante pour un homme de la Milice.

En attendant ce moment, Bonnie se confine dans son rôle. Changée du tout au tout, murée dans sa petite tour personnelle.

Cinq ans plus tôt, il n’y avait pas plus délicieux que de s’endormir dans son lit, aux côtés de son mec, son chat à ses pieds, devant un film ou une série. Pas plus agréable qu’une bonne douche chaude après une journée de travail harassante. Quel bonheur de rentrer chez soi, de passer la porte, de sentir l’odeur de l’herbe dans l’entrée et les miaulements du chat à ses pieds.
Ces sensations, ces souvenirs, Bonnie se les ressasse dans ses rêves durant ses nuits agitées. Toute cette petite vie qu’Alexander et elles avaient réussi à stabiliser la hante. Elle aimait par-dessus tout le voir passer la porte de leur chambre, le matin très tôt après son boulot et l’entendre grogner. Grogner parce qu’il est fatigué et qu’à six heures du matin tout obstacle semble être une montagne à franchir. Elle adorait ça parce qu’il allait toujours prendre une douche brûlante puis venait se coucher près d’elle, le corps chaud, trois fois plus gros que le sien.

Quand Bonnie y repense aujourd’hui, une lourde peine s’abat chaque fois sur ses épaules. C’est pourquoi tous les souvenirs de sa vie d’avant qui ne lui servent pas à sauvegarder les siens, elle les enferme. Dans une petite boite au creux de son cerveau, cadenassée. Il n’y a que la nuit quand son subconscient se laisse aller qu’elle se permet de visionner ces images cachées.

Lorsqu’elle regarde les rescapés de son convoi, Bonnie se sent investie d’une mission. Ses objectifs sont clairs : les protéger et les ramener au camp sédentaire géré par Noah. Elle en a d’autre, moins avouables, comme retrouver Alexander par exemple même si ses espoirs sont aujourd’hui bien effilochés. Sa mission lui est primordiale, elle ne laissera rien ni personne se mettre en travers de son but. Chaque convoi est un poids qu’il lui faut gérer et trainer sur la longueur. Même si elle se sent seule et même si ça doit lui coûter la vie. Un jour viendra peut-être ou elle recroisera l’homme qu’elle aime encore secrètement.


crackle bones



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Pseudo : Bonnie
Prénom : Hanne
Âge : 666, for the devil
Fréquence de connexion : everyday
Inventé ou scénario : my baby
Double compte ? : JJ 013
Comment avez-vous trouvé le forum? : Il est sorti de nos têtes donc, on est les mamas of dragons
Commentaires : Viens ici, on est bien ! Bien, bien, bien, bien bien !
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