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 • Alexander 022

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Messages : 118
Double comptes : Dorian S. Porter
Age du personnage : 30 ans
Fonction/Occupation : Agent de la faction d'intervention
Avatar : Chris Evans

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MessageSujet: • Alexander 022 23.09.15 16:45


Alexander 022

Only a shipwreck, only a ghost, merely a graveyard of your former self.



Âge :  29 ans
Occupation/ fonction :  Agent de la faction d’intervention
Affectation automatique :   non
Orientation sexuelle :  Hétérosexuelle
Qualités : HonnêteLoyalGénéreuxBosseur
Défauts : BornéImpulsifAssociableRancunier
Groupe :  Milice
Avatar :  Chris Evans

Particularités
Se réveiller avec la sensation d’avoir tout perdu est très déstabilisant. D’autant plus lorsque la nana qui se reveille avec vous articule une série de mots que vous entendez, comprenez mais que vous n’arrivez pas à reproduire, à articuler. Je ne savais ni lire, parler et écrire lorsque j’ai ouvert les yeux et j’avais encore moins une quelconque trace de souvenir. Comme si mon cerveau avait subi une espèce de remise à zéro. Si j’avais la possibilité de me remémorer quoi que ce soit, j’aurai compris pour quelles raisons j’ai autant d’aisance au combat, à me remémorer ces nombreuses luttes en pleine rue, pour des fights clandestins histoire de se faire un peu de thune supplémentaire. C’est sûrement ce qui m’a aidé à entrer au sein de la milice. Ca et cette impulsivité, cette particularité de ne pas avoir froid aux yeux. Comme si la peur était un sentiment qui n’existait plus chez moi. Et si j’suis entré dans leur rang, ça n’est pas pour aller chasser les Outlaws au départ, mais simplement pour ne pas rester les bras ballants comme un con, au milieu des rues. Il fallait que je m’occupe, quelque chose bourré d’adrénaline qui me donnerait chaque jour la satisfaction de me sentir un peu vivant. Aujourd’hui, je parle correctement même si parfois certains mots m’échappent ou me manquent. J’ai réappris à compter,  également. Seules l’écriture et la lecture restent deux sujets sensibles. De toute manière, ils s’en tapent à la milice, c’est pas comme s’ils recherchaient des grosses têtes pour aller buter les Outlaws. Ah et je manie plutôt bien les armes blanches. Ces objets tranchants qui peuvent faire bien plus de dégât que n’importe quelles autres armes.

Caractère

J’suis pas chiant, pas le genre de type à venir chercher les emmerdes tant qu’on me fou la paix. J’aime pas me mêler à la foule, aux autres et c’est aussi pour ça que j’apprécie autant de faire partie de la Milice. On me donne un objectif bien précis à suivre et même si je dois agir en équipe, ce qui ne me dérange absolument pas, j’ai pas à devoir faire copain/copain avec le gars d’à côté tout en cultivant des pommes de terre. J’ai une coéquipière et ça me suffit amplement. Concernant le reste de la troupe… Je les aime bien. Je les tolère, les supporte tant qu’ils ne viennent pas bouffer mon espace trop longtemps. On dit que je suis taci…turne ? Ouais, j’crois que c’est un truc comme ça qui voudrait dire que j’ai l’air d’une grosse bestiole poilue qu’il n’faut pas emmerde. Moi je dis que j’aime juste ma tranquillité. Pourtant, je peux être blagueur, je le suis d’ailleurs au quotidien. Les seules personnes pouvant prétendre me connaitre sont Carter et Islande. Eux pourront vous dire que j’suis pas si con que ça. Je suis même un type loyal, sur qui on peut compter. Je ne fais jamais défaut tant qu’on ne se foute pas de ma gueule à essayer de me la faire à l’envers… Et il vaut mieux que ça n’arrive pas parce que je suis un foutu rancunier. Et quand je dis rancunier, je ne parle pas du type qui part tirer la tronche dans son coin mais plutôt qui te le fait paye, fois trois. La seule chose qui peut me faire défaut dans mes fonctions est le fait d’être impulsif. Je ne suis pas de ceux qui réfléchissent 150 Catharsis avant de se décider.


Opinion sur la situation

Avant, la situation me faisait flipper parce que je ne comprenais rien. Je ne savais ni qui j’étais, ni ce qu’était ma vie avant que je ne me réveille. Encore moins ce qu’il s’était passé. Puis il y a eu ce type, Monsieur. Il est arrivé avec cette solution en main et je crois que ma nature à ne pas vouloir me prendre la tête à ingurgité tout ce qu’il a pu nous dire sans broncher. Mais surtout, il nous a ouvert la voie, la solution à ce chaos. Les Outlaws. Je m’en foutais avant qu’Islande me fasse comprendre qu’ils étaient les responsables de cet oubli mais aussi de toute cette merde autour de nous et qu’ils pourraient bien tout faire foirer avec leurs souvenirs. J’les déteste. Et j’les détesterais encore plus si je savais qu’à cause de toute cette merde, je n’ai plus aucun souvenir de la seule personne sur cette foutue planète à qui j’avais confié l’ensemble de ma vie et de mon avenir instable. La seule personne que j’aimais. Je ne sais même pas qui elle est, ni qu’elle fait partie de ceux que je suis censé tuer sans remords.
Je n’ai pas d’avis trancher sur la question, juste que visiblement ils doivent mourir et être décimer avant de perpétuer leur connerie, celle qui à causer tout ça. Ils se terrent à l’extérieur de la cité comme des animaux, comme des lâches pour mieux nous frapper dans le dos. Comme si ça ne suffisait pas de venir remuer la merde, il faut qu’ils tentent de venir nous égorger dans notre sommeil. Alors j’applique simplement l’un des cinq préceptes : « — PROTÉGER : un citéen se doit de protéger sa vie et celle de ses confrères. Ainsi toute relation avec un criminel est passible de mise à mort, ainsi que l’utilisation clandestine de reliquats du monde passé. »

crackle bones



Histoire




[FLASH BACK] — 23 Mai 2050, soirée

L'odeur de la fumée flotte légèrement dans le salon alors que je continue de tirer sur mon joint en silence, la regardant allongée sur ce vieux canapé tout rapiécé. Elle joue avec Ea, gagatise à mort sur cette grosse boule de poil rousse qui miaule sur son ventre pour réclamer sa dose de câlin.

— J'vais finir par être jaloux du gros Garfield.

J'esquisse un sourire alors qu'elle lève la tête qui est toujours posée sur son oreiller. Elle me voit à l'envers, tout comme le monde qu'elle déteste tant. Elle me donne l'impression d'avoir 20 ans de moins. Bonnie me sourit à son tour en tendant sa main vers moi, index et majeur pointés vers le joint.

— Fais tourner espèce d'égoïste, garde pas tout pour toi.

Je me décolle du mur et tire une dernière latte sur le joint avant de m'approcher d'elle et de le glisser entre ses doigts. Un regard, ma grande carcasse se penche et je l'embrasse longuement et en silence. Ses doigts glissent sur ma nuque, puis dans mes cheveux, pour me garder un peu plus dans cette posture qu'elle déguste autant que moi. Je finis par rompre le contacte, toujours muni de ce sourire en coin et je me fais braquer par ses deux grands yeux bleus.

— T'as toujours été trop gourmande.
— Ta gueule Ethan.

Ethan. Il n'y a qu'elle qui m'appelle comme ça.
Je ricane comme un con avant de me redresser et de lui laisser le joint pour de bon. C'est la seule chose dite illégale que je m'autorise. Plus de coke, plus de petite pilule du paradis. Juste de la beuh à l'occasion. Je la regarde tirer sur le pétard alors que ses yeux ne quittent pas les miens. Ouais, juste de la beuh. L'overdose de l'année dernière aurait pu me suffire, mais il a fallut que l'on passe par un tas de merde pour qu'enfin tout se stabilise et que les fiertés se plient aux évidences. Bonnie est la seule personne que j'ai et surtout, la seule que je laisse entrer dans mon cerveau corné de merde et de mauvais souvenirs. J'ai mit 23 ans avant d'avouer que je l'aimais. Dingue comme tout devient plus simple quand tu acceptes de fermer un peu ta gueule devant les choses que tu ne peux pas contrôler.

— J'vais pas tarder.
— Hum. Okay.

Elle fait la gueule. Enfin, elle tire la tronche. Je le sais parce que je la connais depuis que j'suis gosse et que je connais chaque expression de son visage par cœur. Je dois aller rejoindre Carter, une amie... enfin, on est passé d'amant à amis. On est passé par des moments sympas, moins sympas.. puis complètement désastreux. On était paumé tous les deux. Bonnie avec son Jay-l'enfoiré-de-mes-deux et Dorian et … personne en fait. Juste Dorian. Dorian qui faisait chier. Dorian qui comprenait que dal et qui ne savait pas ce qu'il voulait. Nous avions commencé une boucle pour la terminer au même stade : devenir des potes. De très bons potes. Carte m'a sortie de la merde plus d'une fois et j'ai essayé d'en faire de même de mon côté. Bref, Bonnie fait la gueule. Même si elle sait que tout est clair désormais et qu'elle est le seul corps que je veux toucher, elle fait quand même la gueule. Parce que c'est Bonnie.

— J'rentre pas tard promis.

Je la taquine, la fait chier. Dire que tout a failli foirer. Dire que j'ai failli la perdre et la laisser se tirer sans rien faire.
Elle laisse échapper un sifflement exaspéré entre ses dents, aussi expressive qu'une porte de prison faisant mine de s'en foutre complètement. Je vire le chat d'un geste de la main, il miaule de mécontentement mais il a l'habitude. Chacun sa place gros lard. Je m'allonge sur elle, j'suis plus lourd et j'm'en fou de ses protestations. Elle me pousse, je fais le mort. On fait les cons, comme quand on avait 12 ans et ça fait du bien. Ouais, après toute cette merde, cette fausse couche, cette overdose, ces crises, ce dénie complet, ce mec buté et d'autres horreurs.. ça fait du bien. Je suis bien avec elle. Le calme et la tranquillité qu'on a cherché durant tout ce temps même si nous restons deux p'tits cons mal élevés puisque orphelins. Bonnie est sous mes mains, mes lèvres et à coup de sourire et de gestes éloquents, je réussis à la faire flancher pour une étreinte toujours aussi sulfureuse.
La dernière avant une longue absence.
La dernière avant que je ne l'oublie malgré moi.


¥


[FLASH BACK] — 24 Mai 2050, nuit.

J'me sens lourd. Une masse sans vie. Pourtant j'essaie de bouger mais rien ne vient. Pas tout de suite. J'sais pas pourquoi. J'me sens juste bizarre, étrange... anesthésier de tout. Un long frisson parcoure ma peau alors que je sens un courant d'air froid m'englober. Je réussis enfin à bouger une main, elle glisse sur une surface lisse. Froide. Comme cette brise.
La suite est une succession de vide et d'inconnu. Comme cette nana qui m'a légèrement secouée et que j'ai vu face à moi lorsque j'ai enfin réussir à ouvrir les yeux. Son visage ne me dit rien. Regard alentour... En fait, tout autour de moi ne me rappelle rien. Et ça fou les jetons putain. Elle me parle, articule des mots que je comprends. Le sens, la formulation, tout. Et quand j'veux lui répondre... c'est juste un gargouillis qui sort. Je bégaie, balbutie mais rien d'intelligible ne sort d'entre mes lèvres. Et c'est une putain de frustration de ne pas réussir à reproduire ce que vous entendez alors que vous le comprenez.
Il m'a fallut une bonne minute avant de prendre conscience que nous n'étions pas seuls. La nana est restée près de moi... Et cette nana est plus qu'une existence lambda. Carter, c'est tout simplement elle que j'ai devant moi et j'le sais pas. Me souviens pas. Je sais juste qu'elle fait naître une sorte d'attraction chez moi, comme si je devais juste la suivre et ne pas chercher à comprendre. Et vu l'état des choses, c'est ce que j'ai fais. Je suis resté un moment à genoux, à essayer de forcer sur ma capacité de réflexion pour obtenir un fragment qui pourrait m'expliquer quelque chose mais que dal. Un néant total, mon cerveau emmagasinant une nouvelle base de donnée à l'instant même où mes yeux se posent sur les diverses objets qui nous entourent. Objets que je ne connais pas. Tout comme cette nana qui continue de me parler. J'essaie de lui répondre, vraiment. Encore et encore mais je bute et ça m'énerve. Me fou en rage.

Pourquoi elle est là ? Comment elle s'appelle ? Qu'est-ce qu'elle est censée faire ?
J'en sais foutrement rien putain. Je sais même pas ce que je suis, qui je suis, pourquoi j'suis là. Je glisse mes mains sur mon visage, jusqu'à mes cheveux et perçois quelque chose de brillant autour de mon poignet. Un truc, que je saurais même pas nommé. C'est dur, c'est froid, c'est... putain, je sais pas.
Je lui ai montré, en fronçant les sourcils.

Alexander

C'est quoi ce truc « Alexander ». Ca veut dire quoi.
Frustration magistrale.
Elle m'apprend que c'est peut-être mon prénom.
Je sais même pas ce que c'est un « prénom ». Fais chier.

Et j’ai mal au crâne. Une douleur sifflante, aigüe et qui s’atténue au fil des secondes. La nana face à moi semble toujours aussi paniquée et je n’en mène pas large non plus. Se réveiller et ouvrir les yeux dans un lieu que vous ne connaissez pas, avec tous ces trucs autour de vous que vous ne connaissez pas non plus, sans savoir pourquoi et comment vous êtes là, avec qui, depuis combien de temps. C’est flippant.
Je sais même pas qui je suis, quel âge j’ai, d’où je viens.
Je ne sais rien, j’ai tout oublié. Identité, passé, présent, projets. Tout.
Même Bonnie.

On a entamé une sorte de survie en plein Californie, même si je ne savais pas où nous étions avant que Carter me lise un panneau. Elle a réussi à savoir comment elle s’appelait quand elle a fouillée ses poches et y a trouvé un morceau de papier avec quelques mots griffonnés dessus. Depuis, c’est elle qui m’apprend à remettre des noms sur les choses dont elle se souvient pendant que de mon côté, j’essaie de lui offrir une protection contre ceux qui perdent la boule sous la panique, parce que les rues sont gorgées de pilleurs, de type prêt à t’égorger dans ton sommeil pour un peu de bouffe. Si je ne me souviens de rien, je n’ai étonnement pas perdu des réflexes de combat, chose qui est tout à notre avantage durant cette lourde période. Un mois s’écoule avant que nous n’entendions parler de la fameuse cité. Un mois à se restreindre par manque de vivre, à errer dans les rues, changer de lieu de « vie » pour éviter d’être trop vulnérable face aux plus malins. Nous sommes partie avec un groupe d’une vingtaine de personne. Je n’ai pas craché un seul mot, sauf une fois où ma gourmette s’est détachée de mon poignet. C’est une nana du groupe qui me l’a ramassé, juste derrière moi.

— C’est à toi ?

Je me suis retourné et j’ai croisé son regard bleu. Aussi bleu que le mien. Cheveux roux, petite, menue, visage complètement paumé mais qui garde tout de même un air farouche. Celle qui ne se laissera pas bouffer sans avoir dépenser toute sa haine à se défendre. Elle est jolie. Ça m’en fou un coup à l’estomac, accélère mon myocarde et je ne cherche pas à savoir pourquoi. Elle ne me dit rien, je cherche dans mes souvenirs quelques choses qui correspondent à ses traits, comme je le fais avec chaque personne que je rencontre mais mes images s’arrêtent à mon réveil.
Je tends la main où elle dépose le bijou dans le creux de ma paume.
Bonnie me restitue cette gourmette qu’elle m’a offerte il y trois ans… Mais ni l’un ni l’autre ne se souvient de ça.

— Merci.

Echange de sourire. Echange d’un dernier regard.
Je ne l’ai plus jamais revu.


¥


Il nous a fallu un mois supplémentaire pour atteindre le lieu tant convoité, celui qui semble être le point de ralliement de tous ceux qui sont comme nous. Un lieu où nous pourrions trouver toutes les réponses, la vérité, mais aussi de quoi survivre. Carter et moi restons constamment ensemble pour la simple et bonne raison que je n’ai confiance qu’en elle. Elle est bornée avec un caractère de merde mais elle est fiable, efficace et pour une raison que je n’explique pas, je ne me sens absolument pas menacé avec elle. Nous savons apporter ce qui manque à l’autre. Elle l’apprentissage, moi la protection. Elle n’a pas cessé sa pédagogie tout au long de la route et au bout des deux mois de périples, je savais tenir une conversation sans trop buter sur les mots, sans trop les chercher même si aujourd’hui, il m’arrive encore d’en oublier certains.

Nous sommes donc arrivé à destination, éreintés, crades comme jamais et affamés. Le groupe a grossi en cours de route alors que nous avons récupérer quelques voyageurs comme nous. A peine sommes-nous arriver là-bas que nous avons été accueillis à bras ouverts. C’était surréaliste. Ça l’est toujours, mais beaucoup moins quand t’es habitué à vivre là-dedans.
Carter et moi avons eu le droit à une sorte de contrôle, voire de quoi on se souvient, où est-ce que nous étions avant ça, nos prénoms etc. Ils nous ont incrusté un chiffre sur la peau – la nuque pour moi – qui nous servirait d’authentification. Rien de tout ça me semblait anormal, ces types savaient ce qu’ils faisaient et après plusieurs regards échangés avec Carter, nous nous sommes mit d’accord sur un point : Nous serions toujours mieux ici qu’à errer dans les rues désertes. Ensuite nous avons eu le droit à un discours d’un certain « Monsieur ». Des mots rassurants, des vérités, des évidences mais aussi l’énumération de 5 préceptes pour nous aider à mieux vivre entre nous, à ne pas répéter les mêmes erreurs et gaspiller la chance que nous avons de tout recommencer de zéro. C’est con, mais quand vous n’avez plus rien et qu’un type comme lui vous offre toutes les solutions sur un plateau d’argent, vous y croyez et vous vous y raccrocher comme à la vie.

Il nous a fallu seulement une poignée de jours à Carter et à moi pour que nous prenions la décision de s’engager dans la Milice, la protection de la cité.  Et à nous deux il s’avère qu’on formait un tandem rapide, efficace et fiable. On en a chié avec leur entrainement qui m’a donné plus d’une fois l’impression que mes muscles s’étaient fait la malle. Nous avons eu le droit à une remise en forme en règle, des apprentissages sur le terrain, théorique, des entrainements avec armes blanches où je me suis découvert une aisance toute particulière pour le lancer de couteau et le tir à l’arc. Une précision et rapidité efficace alors que Carter était une véritable ombre parmi les ombres. Elle était d’une discrétion sans faille, capable de tordre le cou d’un garde entrain de pisser sans que celui-ci ne se rende compte de rien. Nous avons fait des pieds et des mains pour nous démarquer et atteindre toujours un meilleur niveau. Il nous a fallu un paquet de mois et d’efforts pour ça, jusqu’à ce qu’une de nos Supérieurs se présentent à nous pour nous proposer des missions beaucoup plus importantes que celles qui nous étaient jusqu’alors proposé. J.J 013 nous soumet l’idée d’aller directement sur le terrain, traquer quelques Outlaws afin de les ramener et de les interroger. Et à aucun moment nous avons hésité…

… Parce que si avant je me foutais de savoir s’ils se souvenaient ou non, j’ai rapidement changé d’avis lorsque j’ai compris, à force de discours, qu’ils étaient tout simplement les responsables de notre déchéance actuel et qu’ils le seraient de nouveau pour le futur si nous les laissions se souvenir. Il était hors de question que je laisse ces enfoirés tout foutre en l’air une nouvelle fois, nous en avions trop baver pour en arriver là, pour réussir à s’en sortir. Ils étaient un putain de danger ambulant, vivant à l’extérieur des murs de la cité depuis que Monsieur leur à montrer l’exemple en exécutant le premier type qui a eu le malheur de voir ses souvenirs rappliquer. Tuer des êtres humains n’est pas un plaisir ni une seconde nature, mais lorsqu’il s’agit de notre sécurité, nous n’avons pas le choix. Ce sont eux ou nous.


¥


Une inspiration et mon bras part en avant, rapide, sûr de lui. Le geste ne dure qu’une demi-seconde et l’objet se plante en plein milieu de la cible en bois. Un sourire satisfait étire mes lèvres.

— 022 ?

Je me retourne et fais face à JJ que je salut rapidement d’un geste après m’être respectueusement redressé. Je la respecte, elle en impose, sait ce qu’elle fait. Et en plus de ça, elle n’est carrément pas désagréable à regarder.

— Depuis combien de temps n’êtes-vous pas partie sur le terrain, dites-moi ?

Pas de préambule. Pas de bonjour. Pourtant, elle n’a pas l’air de mauvaise humeur, loin de là. Je dirais même qu’elle est radieuse. Je fronce les sourcils alors que je la regarde manipuler un petit couteau entre ses doigts.

— Un mois Madame 013.
— Hum. Parfait. Allez chercher votre binôme et annoncez lui la bonne nouvelle.

Moment de silence, elle appuie la pointe sur le bout de son index avant de relever son regard vers moi. Si je n’étais pas dans ses petits papiers, je crois qu’elle me foutrait la trouille…

— Nous vous avons trouvé une petite occupation…

Son sourire devient aussitôt communicatif. Il ne m’en faut pas plus pour comprendre. Ca fait bientôt 5 ans jours pour jours que je bosse en tant que milicien de terrain et bientôt deux ans que je suis sous les ordres de J.J. Un sourire comme le sien couplé avec le terme « petite occupation » laisse présager bien plus que ça.
Nous échangeons quelques mots supplémentaires avant un dernier salut et je pars aussitôt vers la chambre de Carter. J’ouvre la porte sans frapper, je ne prends plus la peine de le faire. Et puis, j’ai le droit à quelques surprises comme maintenant où elle est pratiquement nue, à la recherche d’un vêtement à mettre.

Je trouve un tee-shirt couleur terre et lui jette, sourire aux lèvres. Ici non plus, pas de bonjour. C’est pas comme si nous nous étions réveillées pour la énième fois dans le même pieu.  

— Habille-toi. 013 a un p’tit cadeau pour nous… Du genre, permission de sortir faire une petite balade.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle comprenne et que Carter affiche ce sourire de victoire.
Bientôt, la chasse sera ouverte.

crackle bones



Derrière l'écran
Pseudo : J’en ai pas… non c’est vrai !
Prénom : Jess’
Âge : J’reviens, je vais demander à mon Alzheïmer.
Fréquence de connexion : 5 j / 7
Inventé ou scénario : Inventé
Double compte ? : Dorian X  
Code réglement :
code:
 
Comment avez-vous trouvé le forum? : Je suis l’un des trois dragons de khaleesi ayant forge l’antre dans laquelle tu te trouves !
Commentaires : Rien n’est vrai, tout est permi.
crackle bones
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• Alexander 022

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