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 • Dorian S. Porter

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Messages : 88
Double comptes : Alexander 022
Age du personnage : 31 ans
Fonction/Occupation : Médecin au sein de la Résistance
Avatar : Justin Chatwin

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MessageSujet: • Dorian S. Porter 09.10.15 12:27


Dorian Sean Porter.

I'm untouchable darkness, a dirty black river to get you through this. In the mouth of madness, down in the darkness



Âge :  30 ans
Occupation/ fonction :  Médecin auprès des Outlaws et de la résistance
Affectation automatique :  non
Orientation sexuelle :  Hétérosexuel
Qualités : LoyalJovialOptimisteInventif
Défauts : RancunierImpétueuxTrop sûr de luiTêtu
Groupe :  Outlaws
Avatar :  Justin Chatwin

Particularités
Savoir à quoi peut me servir une chaise, un couteau ou même une seringue, c’est pratique. Pour la survie, mais surtout la mienne. Je me suis réveillé uniquement avec ça et la capacité de parler, d’articuler des mots que je comprenais mais que je ne pouvais en revanche pas lire. Je connais leur définition, leur sens, leur impact mais je ne sais pas les écrire. C’est frustrant mais moins que ceux que j’ai croisé qui ne savait pas à quoi servait un saladier et réinventait l’utilité de l’objet en s’en servant comme parapluie. Je me souviens que ma première pensée a été de me dire qu’ils avaient l’air un peu stupide avec leur grand bol posé sur le crâne.
J’ai paniqué comme tout le monde. Se réveiller sans rien, sans souvenir, sans identité, sans une part de vous-même est terriblement angoissant. Je me suis tout simplement laissé guidé par l’instinct, mon assurance et ce qui semblait être pour moi d’une logique implacable et ce, sans savoir qu’en ces décisions résidaient des traits de ce qui me façonnait avant tout ça. Décisionnaire, pragmatique et futé. Je crois que c’est ce qui m’a permis de rapidement m’adapter malgré le chaos. Que ça soit en dehors des murs ou à l’intérieur de la cité. J’apprenais vite et me trouvait être insatiable en terme de curiosité. Pour tout. Toucher à tout, tout apprendre, tout connaitre. Comme si ce réveil venait de creuser une faim nouvelle, un creux qui ne se remplissait jamais assez et suffisamment vite à mon goût. J’ai rapidement pris conscience que certains gestes médicaux sont restés ancrés, les premiers soins notamment, comme si tout ça n’était qu’une évidence.


Caractère

Si j’avais l’ombre d’un souvenir, j’aurai eu cette impression de retourner à mes 15 ans où je me cherchais. Ne pas savoir ce que vous êtes, qui vous êtes, ce que vous voulez, ne voulez pas, avec qui et pourquoi. Ma première réaction a été le silence, prostré à genoux au milieu de cette pièce qui puait le désinfectant pour ensuite hurler de frustration. Parce que vous avez beau forcer sur votre mémoire, rien ne vous vient. Absolument rien. Ça m’a rendu dingue, enragé pour ensuite me plonger dans une panique étouffante. Peu importe le temps qui s’écoulait, j’en avais besoin pour remettre en ordre mes émotions. Les maitriser et les comprendre. Et c’est ce qui me définira plus tard : le sang-froid. Un contrôle que je tente de garder pour toutes situations qui dépasseraient mes moyens. A chaque problème, sa solution. Et je me suis rapidement rendu compte que j’étais loin d’être stupide, je m’avérais même être futé, malin et … un peu fourbe. Avec le potentiel de mignonnerie que je possède, je serais bien trop con pour ne pas en profiter pour soudoyer une jeune femme de la cité ou m’attirer la sympathie de ceux que l’on craint le plus. Et tout cela, à demi-mesure. Je n’en fais jamais trop, ni trop peu. Je ne veux faire ni partie des plus hauts gradés, ni des moins bien lotis. Le juste milieu me convient très bien et me permet même de me glisser plus facilement dans la masse sans que l’on vienne forcément me chercher des emmerdes.
Je n’hésite pas à me mouiller si besoin, ni à affirmer mes opinions… j’ai peut-être l’air naïf parfois, du style « ravis de la crèche », un peu bêta sur les bords mais la vérité c’est que je n’oublie jamais rien, encore moins quand quelqu’un me trahis. Je suis un rancunier patient, peu importe le temps que cela doit me prendre mais vous pouvez être certain de voir le retour de flamme se manifester là où vous vous y attendrez le moins... Bon ceci dit, je suis quelqu’un de jovial également. Je m’attire facilement la sympathie des autres, peut-être parce que mon caractère fait que je suis un optimiste né. Là où les autres voient le mal, j’y trouve toujours un détail rassurant où l’on peut se raccrocher. Il y a toujours une solution, même quand les autres n’y croient plus, je me refuse d’admettre l’évidence et de lâcher le morceau… C’est ce qu’il se passera plus tard, lorsque j’apprendrais que Carter n’était pas morte mais bien vivante, de l’autre côté du mur.


Opinion sur la situation

Monsieur et ses précèptes… J’y croyais. Je les suivais à la lettre même. Vous êtes perdu, vous ne savez pas qui vous êtes, ni pourquoi. Quel est votre passé, qui sont vos parents, vos proches, si vous n’en avez jamais eu. Puis un jour il y a un homme comme lui qui arrive dans votre champ de conscience et qui vous tend la main pour vous guider, vous mettre en sûreté et vous aider à vous reconstruire. Forcément, je l’ai suivi les yeux fermés d’autant plus lorsque j’ai vu le résultat en arrivant à la cité. Tout était organisé de manière très concise, précise et cadré. Ça aussi, c’était rassurant car c’était comme si Monsieur et son Conseil maitrisaient parfaitement la situation. Concernant les parias… Je n’ai pas le souvenir d’avoir été aussi haineux que ceux qui hurlaient à ce qu’ils soient pendu haut et court. Je dirais même avoir éprouvé de la curiosité à savoir pourquoi eux se souvenaient et pas nous… Je me suis surprit quelques fois à les enviés. Ca ne durait qu’une fraction de seconde, jusqu’à ce que je me rappelle pourquoi ils étaient bannit.

crackle bones



Histoire




— P'pa j'veux pas jouer avec elle.
— Dorian, ce n'est l'affaire que d'une heure. Sois gentil avec elle et sois sage, compris ?

Le jeune garçon veut protester mais n'en a pas le temps, son père a déjà gravi les marches du perron pour retrouver son meilleur ami. Dorian plonge les mains dans les poches de son jean et lâche un soupire en shootant dans un caillou, bougon. Il toise en biais la petite fille assise un peu plus loin et se demande ce qu'il a pu faire comme bêtise pour être obligé de jouer avec elle. C'est une fille, il aime pas jouer avec les filles. Ça pleurent tout le temps, ça n'est jamais contente et elle veulent toujours commander. Elle ne fera sûrement pas exception... Et puis, comment elle s'appelait déjà ? Il ne s'en souvient même plus. Car... quelque chose. Cartoche. Cartouche. Il ricane bêtement à son ânerie. Pourtant, ça n'est pas la première fois qu'il la voit puisque son père passe souvent ici, passer quelques weekend avec le sien. Mais la mère de celle qu'il doit babysitter est apparemment partie... D'où le pourquoi Papa Porter tient absolument que son fils soit gentil avec elle. Humf. C'est triste pour elle, Dorian le pense réellement. Mais ça ne change rien au fait qu'il n'a pas envie de jouer avec elle.

Il vient s'asseoir sous le porche, non loin d'elle mais sans dire un mot, toujours l'air ronchon. Il devrait déjà être dans la cours avec Jimmy, son meilleur ami, pour jouer aux policiers et aux voleurs. Et ça serait bien évidemment lui le policier puisque son père l'était lui-même.
Coude appuyé sur son genoux, menton au creux de sa paume, il toise Cartmachinchose d'un coup d'oeil et remarque qu'elle aussi le regarde, maladroitement. Il est censé lui dire quoi en plus ? Et c'est bien connu, quand il n'est pas décidé à faire quelque chose, Dorian ne se force pas. Sauf quand ses parents qui le lui demande ou ses professeurs. Il est du genre obéissant comme gamin, bon à l'école et qui ne cherche jamais les ennuis – du moins jamais directement et toujours de manière habile -. C'est pour ça qu'il se demande pourquoi il est ici. Il vit cette surveillance comme une corvée ou une punition. Au choix. De toute façon, c'est la même chose.

— Tu veux jouer à quoi ?

Elle parle et il fronce les sourcils. Tss. Elle n'a que six ans en plus.
Dorian croise les bras, résolu à ne pas plier.

— A rien. Je joue pas avec les filles ! En plus t'es qu'un bébé et tu vas faire que d'pleurer tout le temps. Bébé Cartouche.

Il ne s'est passé que deux secondes avant que la petite fille ne se lève, plus furieuse que jamais et ne mette tout son élan dans son coup de pieds. La douleur vrille aussitôt le genoux de Dorian qui se met à crier, se tenant la rotule entre les mains.

— D'abord j'm'appelle Carter ! Et toi t'es qu'un gros naze !

Il la regarde partir, la vue brouillée par les larmes douloureuse, reniflant son humiliation.
Les filles, ça ne fait que pleurer, c'était ça qu'il s'était dit ?


¥


Se souvenir, il se l'est remémoré un nombre incalculable de fois. Aussi bien avant la Catharsis qu'après, lorsque tout lui est revenu. Dorian est le genre de garçon qui aime les caractères bien trempés et qui s'affranchissent, et c'est sûrement pour ça que ce coup de pied à été l'élément déclencheur d'une amitié de longue date. Et pas que. Carter est rapidement devenue la personne la plus proche, qu'il appréciait le plus mais aussi sa confidente, sa meilleure amie et plus encore. C'est à l'adolescence que cette relation fusionnelle s'est muée en une passion qui a été ce qu'il a connu de plus fort jusqu'à présent. Tout n'a été qu'évidence et naturel, sans se poser de réelles questions pour savoir si c'était bien ou non. C'était juste comme ça et ça leur suffisait. Ils étaient aussi différents que semblables, avec des caractères bien tranchés qui parfois les poussaient aux disputes pour mieux se réconcilier après.
Dorian ne s'était jamais attendu à ce que tout ça se termine un jour. Pourquoi après tout ? Tout fonctionnait parfaitement, il était toujours vu comme le gentil fiston du shérif de la ville qui a pour ambition de devenir médecin. Il ne se faisait jamais remarqué mais savait obtenir ce dont il avait besoin avec une pointe de malice et de fourberie. Mais si Dorian était vu comme le type sympa sur qui on pouvait compter, Carter savait elle qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Un coup en traître et le jeune homme savait le rendre au centuple, peu importe le temps que cela lui prendrait.

Tout fonctionnait plutôt bien, aussi bien dans les études qu'avec Carter et ses proches. Jusqu'à ce qu'il ait le malheur d'être mis dans la confidence du secret scellant les habitants de ce village. Jusqu'à ce qu'il sente malgré lui cette pression sur les épaules. Et pour ça, pour le danger que cela représentait, il n'a pas eu d'autre choix que de partir loin de tout. De ses proches, de cette ville qui l'avait vu grandir mais surtout de celle qu'il aimait plus qu'il n'aurait su le dire. Quand bien même Dorian possède un caractère assez fort qui l'a mainte fois aider à passer les coups durs sans jamais flancher, il n'a jamais réellement réussi à se remettre de cette séparation aussi lâche que traîtresse. Voiture chargée depuis la veille, appartement loué à l'autre bout du pays, il n'a même pas su s'accorder une dernière nuit avec Carter avant de partir, prétextant énormément de boulot pour son stage le lendemain en médecine pour rester étudier chez lui. Étudier. Il n'a fait que tourner en rond, se sentant coupable jusqu'à la moelle. Il ne se sentait absolument pas capable d'assumer ce secret familial aux allures d'héritages et de malédiction. Il n'avait que 22 ans, n'était même pas foutu de savoir si la médecine était un bon choix mais surtout, il avait envie de vivre, libre. Pas enchaîné à ce poids mortuaire. Quitter tout de bloc ne lui ressemble pas mais il n'a pas eu l'impression d'avoir le choix. Il sait son égoïsme il sait sa stupidité, mais il ne pouvait tout simplement pas. Pas comme ça.

Trois ans. Trois années, 1095 jours sans elle, sans eux. Sans aucun contact avec qui que ce soit. Et il lui aura fallut tout ce temps pour réussir à comprendre sa connerie mais aussi l'importance de cet héritage. De comprendre à quel point il n'a été qu'un foutu égoïste arrogant et trop con. L'idée de revenir lui a traversé plusieurs fois l'esprit mais souvent l'angoisse de revoir Carter aux bras d'un autre l'a refréné. Trois ans donc. Retour en arrière, pour refaire la même chose. Voiture, bagage. La revoir, revoir ses proches.
Et ça s'est évidemment mal passé. Très mal. La haine de Carter n'a jamais été aussi véritable et brutale qu'elle ne l'a été le jour de son retour. Il s'y attendait. Bien sûr qu'il s'y attendait. Un caractère comme le sien ne l'aurai jamais accueilli à bras ouverts, sourire aux lèvres en lui murmurant qu'il lui avait manqué et qu'elle l'aimait toujours autant. Ça ne s'passe que dans les putains de films clichés où la jeune femme revient toujours. Sauf qu'ici, nous n'étions pas dans un film mais dans la plus pure des réalités. Celle où il a vu cet enfoiré d'Alexander galocher Carter, la prendre dans ses bras et sûrement plus si affinités, il en était persuadé. Et comme une merde n'arrive jamais seule, il y avait aussi Bonnie. Il l'aimait pas, grand dieu nom. Et cette haine était réciproque et sans détour. Mais vu qu'elle était ensevelie autant que lui dans ce merdier qu'était ce « secret du village », ils ont décidés de faire en sorte de se serrer les coudes malgré leur haine mutuelle. Ça n'a pas été de tout repos, surtout lorsqu'il a su qu'Alexander n'était autre que le gros bébé de Bonnie qu'elle n'a pas su tenir tranquille. Dorian a dû se battre comme un forcené pour récupérer cette vie qu’il avait lâchement abandonné, sa famille, ses proches mais aussi Carter. Et là non plus, ça n'a pas été de tout repos. Elle a gueulé, l'a sûrement frappé plus d'une fois, il ne s'en souvient plus maintenant. Enfin si, mais ça n'est pas ça qui prime dans ses souvenirs. Pas maintenant qu'il est obligé d'essayer de trouver quelque chose à quoi se raccrocher pour ne pas la croire morte et tout ça, en compagnie de Bonnie.

La Catharsis a frappé alors qu'il était à l’hôpital et que tout redevenait plus ou moins comme avant. Ça ne faisait que quelques mois qu'ils s'étaient enfin retrouvés, disons de manière officieuse, sans rien dire à personne. Peut-être par besoin de se refaire confiance, de se retrouver rien qu'eux deux. Retrouver leurs marques, leur réflexe avec l'autre. Tout se renouait en douceur. Et tout a éclaté avec une brutalité qu'il n'a pas compris. Se réveiller dans une salle blanche dont le sol est jonché de papier, de seringue. Une salle où se trouve un lit avec un type dessus qui dort et qu'il ne connaît pas. D'ailleurs, est-ce qu'il se connaît lui-même ? Non. Pas de prénom. Pas tout de suite. C'est un autre gars plus tard qui lui lira ce qu'il se trouve sur la carte dans sa poche. Dorian Sean Porter. C'est tout ce qu'il apprend de lui, après avoir paniquer dans son coin, ne comprenant pas pourquoi son cerveau refusait de lui offrir la clés d'un souvenir, d'une bride, d'une couleur ou de quoi que ce soit d'autre aurait pu l'aider à se rappeler où est-ce qu'il était mais surtout, qui il était. Il avait fallu plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois, pour se joindre à un groupe de personne comme lui, sans souvenir, pour rejoindre ce qu'on appelait la Cité. Lieu de toutes réponses, d'aide, de mains tendues pour les aider à survivre dans ce monde qui lui était devenu hostile. Dorian se lia d'amitié, avait confiance en la milice sans savoir que Carter s'y trouvait mais ne se défaisait visiblement pas de son caractère premier. Toujours aussi gentil, présent et loyal, certes. Mais aussi fourbe, têtu et parfois trop sûr de lui.  Et c'est entre ces murs qu'il a appris sur le bout des doigts les préceptes de Monsieur mais aussi qu'il a pu apprendre tout et n'importe quoi. Il s'est découvert un appétit insatiable à l'apprentissage. Il lui fallait apprendre toujours plus, sur tout et n'importe quoi. Son cerveau à présent vide de tous souvenirs que l'on considère d'abjects était devenu désormais un puits de savoir vide qui ne demandait qu'à être remplit. Jusqu’à ce que ce dernier se trouve être débordant d’information, en quelques minutes à peine…

Il s’était souvenu un soir alors qu’il travaillait sur quelques informations concernant le corps humains, ceux qu’ils avaient découverts au fil du temps, des semaines. C’est en dessinant machinalement avec un morceau de charbon, la forme d’un cœur, de son aorte et de ses vulves que le film de sa vie s’est déclenché sous une vague semblable à un tsunami. Une douleur brutale et violente, aussi perçante qu’un cri strident ou qu’une paire d’ongle sur un tableau, Dorian s’est retrouvé couché au sol à mordre un morceau de tissu, sûrement celui de son pull, étouffant ainsi des cris douloureux. Les images sont arrivées de manière si… brutales. Des couleurs, des sons, des lumières, des visages, des voix, des sensations et sentiments. En désordre, aussi brouillon que son écriture l’était aujourd’hui, tout lui revenait. Le souvenir du coup de pieds bien senti de Carter dans son genou, de ces weekends passés avec son père à pêcher sur le lac, ceux de sa mère où chaque Dimanche elle mettait son talent culinaire en action et ainsi baigner la maison d’une douce odeur sucré. Il se souvient de cette incertitude de ce qu’il voulait, de qui il voulait être,  puis de la révélation en médecine. Il se souvient de ses doutes concernant cette branche, de ses collègues stagiaires, des plus sympas au plus con. Il se souvient de Carter, de leur première fois aussi maladroite que douce et naturelle, de leurs baisers échangés, des rires et des cris parfois. Puis de ses cours de médecine, à une vitesse vertigineuse qui lui souleva l’estomac et le fit vomir sur le plancher de sa chambre.

Trop d’information en même temps, d’un coup, de manière trop douloureuse pour être parfaitement comprise. Et au vomi se mélangea quelques gouttes de sang, à intervalles régulières. Son nez saignait, comme si cela était un signe d’un cerveau surmené. Se souvenir de tout était presque aussi terrible que tout oublié. Une première vague de panique a envahi Dorian, le temps que tout se remette dans l’ordre, en douceur. Que son mal de crâne atroce ne disparaisse et qu’il puisse de nouveau retrouver l’emprise sur ses gestes, sur sa logique. Et ça n’est qu’au bout d’une heure qu’il se força à réagir. Il comprenait désormais pourquoi « ceux qui se souvienne » étaient pris en chasse et il était parfaitement conscient qu’il ne tarderait pas à se faire soupçonner s’il ne réagissait pas rapidement. Quelques heures supplémentaires, jusqu’au début de la nuit, pour tout organiser dans sa tête. User de son talent de stratège mais aussi de sa fourberie. Trouver le courage l’espace d’une heure pour jouer la comédie. Juste un peu. Il était hors de question qu’il ne reste ici une seconde de plus. S’il voulait survivre, il n’en avait pas le choix.


¥


Il s’était toujours dit qu’une emmerde ne venait jamais seul et il s’avait qu’il avait raison. Sa fuite loin de la cité ne s’est pas fait sans crainte ni remords. Carter était-elle encore en vie ? Car si les autres aimaient sortir et déambuler dans la cité, Dorian était plutôt le genre de garçon à rester cloitré dans des ateliers en tout genre pour mettre à profit cette soif de connaissance qui ne le quittait plus. Il n’avait aucun souvenir de l’avoir vu quelque part. Peut-être une silhouette familière, une chevelure ressemblante. Peut-être. Peut-être pas.

Il a été retrouvé par un groupe d’Outlaws après quelques jours marche, épuisé mais en moins mauvais état que la plupart qui ont été retrouvé comme lui. Il a dû se battre et se débattre avec les mots pour leur faire comprendre que oui, il venait de la cité. Oui, il avait ce putain de numéro inscrit au creux du bras mais qu’il était loin d’être dangereux. Au contraire, il pouvait leur être utile puisqu’il était médecin et qu’il se souvenait de toute la pratique. C’est ce même discours qu’il sorti à Noah lorsqu’il le rencontra la première fois. Tout a été vite. Trop vite. Il est passé d’un tout à un vide total, une absence de lui-même qu’il comblait que part l’apprentissage. Puis du vide à un trop plein qu’il avait du mal à gérer. Il a essayé de trouver sa place parmi eux et n’a pas eu trop de mal grâce à ses compétences médicales et si sa haine envers le foutu Monsieur et sa cité aux allures d’illusion persistait, il s’en servait pour la mettre  à profit aux côtés de la résistance, n’hésitant pas à partir avec quelques convois pour soigner les potentiels blessés. Et tout cela en se demande si ses proches et Carter étaient en vie quelque part.
Donc, une emmerde n’arrive jamais seule. Et cette phrase serait presque sa citation puisque lorsque Noah lui demanda d’aller jeter un coup d’œil à la jeune femme qu’ils avaient trouvé complètement déshydratée, affaiblie et visiblement sous le choc, il y crut pour de bon à cette foutu phrase. La jeune femme en question dormait, à point fermé. Peut-être trop épuisé par le voyage ou par un tout, il n’en savait rien. Il était là pour ça, pour faire son job de médecin. Mais quand il s’approcha et qu’il vit à qui appartenait ces longs cheveux mi-roux, mi-blonds, il bloqua une bonne poignée de seconde sur ce visage endormi. Il ne sait pas si c’est une enclume qui vient de lui écraser l’estomac ou si c’est un immeuble entier.

Les emmerdes ne viennent jamais seules, puisqu’elles arrivent généralement en présence de Bonnie qui est là, endormie devant lui.

Demi-tour, sec, avec la ferme intention d’aller les envoyer se faire foutre. Il ne la toucherait pas, l’ausculterait pas. Il est gentil comme type, sympa et adorable, mais faut pas le prendre pour un con parce que si tout cette merde à mit 15 ans avant de s’arranger avec Carter c’est en partie la faute de son enfoiré d’Alexander.

Face à Noah, main sur les hanches, il garde tout de même un visage impassible, presque froid. Dorian est capable de ça, de dire des choses qui vous claquent en deux avec une expression impassible, comme si c’était la chose la plus normale au monde.

— J’accepte de soigner tous les lépreux de votre camp si vous vous voulez. Mais pas elle.

Ce qui lui vaut un véritable interrogatoire. Oui j’la connais. Elle s’appelle Bonnie Black, exactement comme un mauvais présage. Si j’l’aime pas ? Sans déconner, c’est ma meilleure pote, ça s’voit non ? Quel âge ? 26/27 ans je crois. D’ailleurs vous n’avez pas vu un gorille avec elle ? Le genre de type qui la suit partout comme un caniche, pas très intelligent et qui ne parle jamais parce qu’il ne doit sûrement pas savoir comment on articule deux mots à la suite. Non ? Tant mieux.
Il était foutrement en colère, oui. De la retrouver elle, mais pas Carter. Parmi toute cette population restante, c’est sur Bonnie qu’il est tombé et pas sur quelqu’un d’autre. Son père par exemple, voir sa mère. Ou même Paul, son ami de médecine. Non, il fallait que ça soit Bonnie. Foutu Karma.  

Mais quelle que soit sa haine, il n’avait pas tellement le choix que de faire avec puisqu’il serait amené à la côtoyer souvent. Elle et les autres. Dorian et Bonnie ne se sont jamais et ça n’est pas la situation chaotique actuelle qui aura changé quoi que ce soit, bien au contraire. Et encore moins la présence récurrente de l’autre. Peu lui importe, ce qu’il veut c’est qu’elle lui foute la paix et le laisse mener son train-train de vie qui n’en est pas réellement un. Cette Catharsis dépasse tout entendement pour un médecin comme lui, terre à terre qui ne croit pas à la science-fiction. Improbable même. Peut-être qu’il est tout simplement entrain de faire un cauchemar et qu’il finira un jour par se réveiller.

crackle bones



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Prénom : Jess'
Âge : 26 ans
Fréquence de connexion : 5/7j
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